‹ Les pasteurs en Egypte (volume 2)Chapitre 88 sur 88 · Voir dans la vitrine du Panthéon et dans la 4re · texte numérisé non relu

Voir dans la vitrine du Panthéon et dans la 4re

&. Voir les figurines citées plus haut, etc.

5. « In Cyprus this triangle seems to have lost its base and accordinegly it appears thus 3% :on the coinage. The Hittites probably modified the headed triangle somewhat differently and turned up toes, or « Hittite boots » to accentuate the idea of life ».

6. « M. Pinches very appropriatly suggests the analogy of the Egyptian ankh, or symbol of life. This analogy is remerkable, but if there is an actual connection, it must be referred back to a very remote antiquity. »

7. Le signe sa tout seul servait naturéllement d'amulette, comme le signe fat J symbole d'Osiris et de Ja stabilité divine : on en possède des multitudes souvent en pierres fines. Voir au Musée égyptien du Louvre (salle des dieux) la vitrine centrale L qui leur est-consacrée.

Reste le fameux triangle. Eh bien! ce triangle n’est pas autre chose que le signe ti (|) qui très souvent, large du bas, a des angles égaux dans les représentations de ce geure. Ce signe À avait certainement au dessous de lui, dans l'original primitif, le signe anx (£( figuré lui-même au dessus du sa, comme dans une intéressante figurine de Thoueris en émail d’un bleu profond qui se trouve dans la vitrine du Panthéon (salle à colonnes). Nous en donnons une reproduction sous le n° 4 de notre planche. C’est certainement ce signe f que, soit le copiste asiatique, soit le dessinateur moderne du Record a confondu avec un objet oblong tenu dans le poing fermé de la déesse.

Nous avons ainsi la figure de Thoueris, avec son symbole complémentaire, le sa, comme

d'ordinaire, devant ses pieds et au dessus la légende $ — tiany « donne la vie », prière

qui, en Egypte, est gravée tantôt sur le socle des statues divines, tantôt dans les basreliefs, devant la figure de la divinité qu'on invoque. Souvent après {ianx, en Egypte,

on met le nom de celui qui à fait ou fait faire le monument en question. Mais souvent aussi, dans les objets de pacotille, surtout dans ceux qui étaient destinés à l'exportation, on n'écrit que le souhait en sous-entendant le nom. Les imitateurs phénico-asiatiques procèdent habituellement de même, et cela se comprend d'autant mieux qu'ils n'auraient su écrire en hiéroglyphes le nom de celui qui faisait la commande.

Mais, me dira-t-on, vous oubliez que le triangle, le chapeau pointu! surmonte une

fois directement le signe sa dans une des reproductions du Record. A cela je

répondrai que cette reproduction nous donne seulement le signe sa lui-même, dont le sommet est un peu anguleux, au lieu d’être rond, ainsi que cela est fréquent.

Et la gravure de la page 309 du 3° volume de l’histoire de l’Art de MM. Perrot et Chippiez?? — Elle n’a aucun rapport avec la question qui nous occupe; car elle ne porte nullement le signe en question, mais un autel égyptien de forme vulgaire* que M. Perrot a voulu, à tort, décomposer pour en faire un « cone sacré avec des bras et avec une tête » (?21!) C'est tout simplement une grosse erreur.

4. « À very curious symbol, which appears to denote life generally, or at least the primordial principle of human life. On another face of the seal this symbol is without the triangular cap (wich however is above it)... »

2. « The evolution of this curious symbol would seem to be this. The triangle was regarded as sacred, as representing the primordial principle of things. As such it is found in India, and, remarkably, it is to bee seen also on a stele of Lilybaeum, wich bears a Phœnician inscription, but here the triangle has a head and arms. (See the basrelief figured in Perrot and Chipier's Histoire de l'Art (vol. III, p. 309) from the Corp inser sem.) According to P. and C. p. 308, analogous examples exist « sur les mon-

naies de certaines villes de l'Asie », but have been unable to find them.

3. Sous cette stèle un Phénicien est placé devant un autel à feu (ay) et a plus loin devant lui la table d’offrande ou de propitiation en question. 11 v a dans ce dessin un essai de perspective intéressant. La table d'offrandes située plus loin est placée plus haut dans le tableau et avec des dimensions proportionnelles plus petites. Quant à

tous les égyptologues savent que c’est une

des formes fréquentes de l'autel d'offrandes

qui est ainsi figuré dans l'écriture tei OU

bien +, ou bien + (Conf. Brugsch, sup.

au lexique, p. 42).

Quant aux dieux ou aux hommes à queue! de M. Tyler, il faut s'en défier. Je sais bien que certains anciens, Grecs ou Romains, ont affirmé l'existence d'hommes à queue et de Satyres dans diverses régions d’Ethiopie. Mais les Egyptiens et les Ethiopiens ne les ont jamais connus, et c’est à un détail de costume, fréquent dans les représentations égyptiennes, qu'il faut attribuer cette erreur. Ainsi le dieu Bes lui-même n’a pas de queue, quoi qu'il en paraisse tout d'abord. Ce que l'on prenait pour une queue de Bes n’est pas autre chose que la queue de la peau de léopard dont il se ceint les reins, à la façon de Bacchus et d’Hercule?. On peut s'en assurer au Louvre soit par la belle statue du Serapeum (S. 962), soit dans la vitrine E des dieux (salle à colonnes).

Il est vrai que la confusion dont nous parlions tout à l'heure parait avoir existé déjà dans les imitations asiatiques ; car le dieu Bes, ainsi que l’a fort bien dit M. Heuzey, est, avec Horus, un des dieux égyptiens qui ont été le plus fabriqués en Phénicie, en Asie, etc. souvent d’une facon bien imparfaite.

Les Egyptiens humains ont souvent une queue eux-mêmes. Je citerai, par exemple, les prêtres en costume de sam, revètus, à la manière de Bes, d’une peau de léopard, pour les cérémonies sacrées. Parfois aussi une queue semblerait exister pour des Egyptiens revêtus de la simple shenti, comme dans le bas-relief C 4 de la XII° dynastie. Cela tenait à la manière dont on attachait la ceinture; car cette manière variait beaucoup. Nous reviendrons d’ailleurs bientôt sur ce sujet.

Je ne parlerai pas ici des autres figures mythologiques énumérées par M. Tyler. Il faudrait pour cela en avoir la reproduction. D'ailleurs n'oublions pas que très souvent, dans les intailles asiatiques, les dieux égyptiens étaient associés à d’autres dieux, soit chaldéens, soit locaux. J’ai failli ainsi acheter pour mon département, au Louvre, un très curieux cylindre exécuté par l’ordre d’un Phénicien qui avait mis son nom en caractères cunéiformes et qui avait fait représenter des dieux égyptiens, particulièrement un Horus, attaqué par derrière par le dieu asiatique Reshpu, c’est-à-dire par celui-là même qui est représenté, avec la même mitre blanche et le même bâton, à côté de |la déesse asiatique Qadèsh (ou Astarté) et du dieu égyptien Amon, dans la stèle C 86 (vitrine du Panthéon, salle à colonnes). Evidemment le Phénicien qui avait commandé le cachet en question (maintenant en la possession de M. de Clercq) était un partisan des Ninivites, pendant les grandes luttes entre les Assyriens et les Egyptiens se disputant l'hégémonie du monde. Dernièrement, M. Heuzey nous a présenté et il a fait acheter pour le Louvre un autre cylindre du mème genre, provenant également de Phénicie et représentant le dieu égyptien Ra à genoux, semblant demander grâce.

4. « Thisfigure hes, moreover, o pigtail, ou appendoge { qui est à la fois dieu des plaisirs bruyants et dien de la wich is found witte at least on other figure ». guerre.

2. Notons d'ailleurs que les mythes de Bacchus et 3. Depuis la composition même de ce mémoire. d’Hercule sont des adaptations diverses du mythe de Bes,

Je n’en finirais jamais si je voulais donner une notion, même sommaire, de ces mélanges continuels d'idées religieuses chaldéennes, asiatiques et égyptiennes!. Je ferai du reste un jour à ce sujet un travail spécial et étendu. A plus forte raison ne parlerai-je pas ici d’un sujet vulgaire, connu de tous, comme l’est la figuration de dieux égyptiens adorés par des Asiatiques dans leur costume national. Tous ceux qui ont vu des stèles phéniciennes, cypriotes, etc., ou des intailles asiatiques savent cela.

Paris, 4 septembre 1887. EUGÈNE REVILLOUT.

4. Des empreintes de scarabées mythologiques égyp- | des contrats ninivites ou babyloniens. tiens se retrouvent aussi, en guise de cachet, jusque sur -

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