galleux. — 549. quand et quand
534. je sais. — 535. je sçais. — 536. je sçais. — 547. Seulement, je te prie,
que personne, etc.
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ce mariage à Lamon. Si demeurèrent Daphnis et Napé à chasser les bœufs sur l’aire, et faire sortir avec la herse le bled des épis, pendant que Dryas, ayant premièrement serré la bourse et l’argent, s'en alla devers Lamon et Myrtale, pour leur demander, à vrai dire au rebours de la coutume, leur jeune garçon en mariage.
Illes trouva qu'ils mesuroient l'orge après l'avoir vannée, et se plaignoient qu'à grand peineen recueilloient-ils autant comme ils en avoient semé. Il les reconforta, disant qu’ainsi étoit-il partout ; puis leur demanda Daphnis à mari pour Chloé, et leur dit que combien que d'autres lui offrissent et donnassent beaucoup pour l’accorder, il ne vouloit d'eux rien avoir, ains plutôt étoit prêt à leur donner du sien. Car ils ont, disoit-il, été nourris ensemble, et gardant leurs bêtes aux champs, se sont pris l’un l'autre en telle amitié, qu'il seroit maintenant malaisé de les séparer ; et si étoient bien d'âge tous deux pour coucher ensemble. Il leur alléguoit ces raisons et assez d’autres, comme celui qui pour loyer de les persuader, avoit reçu trois cents écus.
Lamon ne pouvant plus s'excuser sur sa pauvreté, puisque les parents même de la fille l'en prioient, ni sur l’âge de Daphnis, car ilétoit déjà en son adolescence bien avant, n'osa néanmoins dire encore à quoi tenoit qu'il n y consentit, qui étoit que tel parentage ne convenoit point à Daphnis ; mais après y avoir un peu de temps pensé, il lui répondit en cette sorte : « Vous êtes gens de bien de « préférer vos voisins à des étrangers, et de n’aimer point plus € la richesse que l’honnête pauvreté. Veuillent Pan et les Nym- « phes vous en récompenser : Et quant à moi, je vous promets que « j'ai autant d'envie comme vous que ce mariage se fasse ; autre- « ment serois-je bien insensé, me voyant déjà sur l’âge et ayant « plus besoin d'aide que jamais, si je n'estimois un grand heur « d'être allié de votre maison ; et si est Chloé telle que l’on la « doit souhaiter, belle ethonne fille, et où il n’y a que redire. Mais « étant serf comme je suis, je n'ai rien dont je puisse disposer, ains € faut que mon maître le sache et qu'il y consente. Or donc,
960. vanné, — 562. partout. — 565. plustôt. — 572. s'éxcuser (sic). — 573. mêmes. — 573. l'en pressoient. — 574. néantmoins. — 577. repondit, — 580. recompenser. (Le point d'exclamation manque dans F.) — 580. Et quand à moi. — 587. maitre.
960. vanné. — 565. plustôt. — 574, néantmoins. — 578. preférer. — 587. scache.
€ différons, je vous prie, les noces jusques aux vendanges, car il « doit, au dire de ceux qui nous viennent de la ville, se trouver « alors ici ; et lors ils seront mari et femme, et en attendant s’ai- « meront comme frère et sœur. Mais veux-tu que je te dise ? tu « prétends pour gendre, Dryas, un qui vaut trop mieux que nous. » Cela dit, il le baisa et lui présenta à boire ; car il étoit jà près de midi; et le convoya au retour quelque espace de chemin, lui faisant caresses infinies.
Mais Dryas, qui n’avoit pas mis en oreille sourde les dernières paroles de Lamon, s'en alloit songeant en lui-même qui pouvoit être Daphnis : « Une chèvre fut sa nourrice, les Dieux ont eu « soin de lui. Il est beau et ne tient en rien de ce vieillard camus « ni de sa femme pelée. Il a trouvé à son besoin ces trois cents « écus ; à peine pourroit un chevrier finer autant de noisettes. € N'auroit-il point été exposé comme Chloé ? Lamon l'auroit-il « point trouvé, comme moi cette petite, avec telles marques et « enseignes comme jen trouvai quant et elle ? O Pan, et vous, « Nymphes, veuillez qu'ilsoit ainsi! A l'aventure un jour Daphnis, « reconnu de ses parents, pourra bien faire connoître ceux de Chloé «€ aussi. »
Dryas s’en alloit discourant et rêvant ainsi en lui-même jusques à son aire, où iltrouva le gars en grande dévotion d'ouir quelles nouvelles il apportoit. Si le reconforta en l'appelant de tout loin son gendre, lui promit les noces sans faute aux prochaines vendanges, lui donna la main, foi de laboureur, que Chloé jamais ne seroit à autre quelui. Daphnis aussitôt, sans vouloir ni boire ni manger, sen recourut vers elle, et l'ayant trouvée qui tiroit ses brebis et faisoit des fromages, il lui annonça la bonne nouvelle de leur futur mariage, et de là en avant ne feignoit de la baiser devant tout le monde, comme sa fiancée, et l’aider en toutes ses besognes, tiroit les brebis dans les seilles, faisoit prendre le lait pour en faire des fromages, mettoit les agneaux sous leur mère, comme aussi ses chevreaux à lui; puis quand tout cela étoit fait, ils se baignoient, mangeoient, buvoient, puis alloient
592 tu pretends. — 594 reconvoya. — 594. quelqu'espace. — 603. Point d'interrogation après cette petite dans F. — 604. quand et elle? — 606. connoitre. — 609. là où il trouva Daphnis. — 611. son gendre ; et lui pro mettant que les noces se feroient sans point de doute. — 612 que jamais Chloé. — 613. Le gars tout aussitôt. — 614. vers Chloé. L’ayant trouvée. — (616. la baisoit. — 617. et l’aidoit en toutes ses besognes. Il tiroit les brebis dedans les sébiles.
en quête des fruits mûrs, dont y avoit grande abondance, pource que c’étoit après l’oût, dans la richesse de l'automne ; force poires de bois, force nèfles et azeroles, force pommes de coing, les unes à terre tombées, les autres aux branches des arbres. A terre elles avoient meilleure senteur, aux branches elles étoient plus fraîches ; les unes sentoient comme malvoisie, les autres reluisoient comme or.
Parmi ces pommiers, un ayant été déjà tout cueïlli, n'avoit plus ni feuille ni fruit. Les branches étoient nues, et n’étoit demeuré qu’une seule pomme à la cime de la plus haute branche. La pomme belle et grosse à merveille, sentoit aussi bon ou mieux que pas une; mais qui avoit cueilli les autres n’avoit osé monter si haut, ou ne s'éloit soucié de l’abattre ; ou possible une si belle pomme étoit réservée pour un pasteur amoureux. Daphnis ne l’eut pas sitôt vue qu'il se mit en devoir de l'aller cueillir. Chloé l'en voulut garder ; mais il n’en tint compte ; pourquoi elle peureuse et dépite de n'être point écoutée, s’en fut où étoient leurs troupeaux, et Daphnis montant au fin faîte de l'arbre, atteignit la pomme qu'il cueillit et la lui porta, et la voyant mal contente, lui dit telles paroles: «Cette « pomme, Chloé ma mie, les beaux jours d’été l'ont fait naître, un « bel arbre l’a nourrie ; puis müûrie par le soleil, fortune l’a con- « servée. J'eusse été aveugle vraiment de ne la pas voir là, et sot « l'ayant vue de l'y laisser, pour qu’elle tombât à terre, et fût foulée « aux pieds des bêtes, ou envenimée de quelque serpent qui eût « frayé au long ; ou bien demeurant là haut, regardée, admirée, « enviée, eût été gâtée par le temps. Une pomme fut donnée à « Vénus comme à la plus belle; tu mérites aussi bien le prix. € Ayant même beauté l’une et l’autre, vous avez juges pareils. Il « étoit berger lui ; moi je suis chevrier. »
Disant ces mots, il mit la pomme au giron de Chloé, et elle, comme 1l s'approcha, le baisa si soevement qu'il n'eut point de regret d'être monté si haut, pour un baiser qui valoit mieux à son gré que les pommes d’or.
F 624. neffles. — 624 pommes de coin (sic). — 626. fraiches. — 633. si haut,
ne s'étoit soucié de l’abattre, ou possible. — 640. « Chloé ma mie, cette
pomme est un fruit que ce bel arbre et les beaux jours ont produit ; puis murie... — 648. Venus.
B 624. neffles. — 624. pommes de coin.