ACTE II
MO N FO RT
J’y suis!
ROUSSEAU
La bonne plaisanterie!
ROSIER
Je ne plaisante jamais sur le terrain des affaires...
DELAURE.
Bah!
ROSIER
Et nous venons de traiter d'avance pour le manuscrit.
ROUSSEAU
C’est sérieux ?
DELAURE, à Monfort.
Est-ce qu’il vous en a parlé ?
MONFORT, vivement, observant Henriette.
Oui, oui... il m'a même promis de me le faire lire.
ROSIER
Là!
ROUSSEAU
Hein?
Tiens!...
HENRIETTE, à part.
Mon fils?...
■ ROSIER
Mais oui, votre fils... Voyons : il y a six ou sept ans, nous avions conquis dans notre mouvement littéraire un jeune esprit qui alliait à des études solides, des qualités brillantes : la finesse, le trait... le style!...
HENRIETTE, à part, surprise.
M. Prosper?
R OSIER, de même.
En homme inspiré par le respect légitime de votre honorable carrière, vous avez revendiqué pour elle toutes ces promesses d’un talent... déjà signalé, sous un modeste anonyme, à l’at-
LES PAUVRES D’ESPRIT
tention des connaisseurs, par quelques articles fort distingués dans nos revues...
HENRIETTE, à part.
Ah!