‹ Les pauvres d'esprit comedie en trois actes, en proseChapitre 58 sur 79 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

DELAURE, MONFORT.

MON FO R T, se dirigeant en causant vers 1a porte latérale du secood plan.

J'aurais préféré, je l’avoue, aborder franchement la question, ayant peu de goût pour ces sortes de mystères.

DELAURE, un peu froidement.

Sans doute; mais je vous le -répète... je craindrais que le motif qui vous impose ce sacriüce... si sérieux qu’il soit, à coup sur, ne fût pas apprécié par elle... à sa juste valeur... eu égard à sa fête...

MONFORT

Mais...

DELAURE.

Vous savez... les femmes ont une manière de sentir certaines questions... leur cœur a des cordes si délicates!., et il ne faut pas nous en plaindre ; car là est leur valeur... et notre plus grand charme. Sachons donc, sur ce point, compter un peu avec elles !.. D’ici à demain, nous verrons à trouver un motif... plus considérable...

MONFORT

Il me semble...

DELAURE, vivement.

A ses yeux!., d’ailleurs, rien ne presse?

MON FORT

Sans doute!..

DELAURE.

Et autant vaut que ce... petit mécompte n’arrive qu’au dernier moment...

MONFORT

Très-bien... vous avez raison ... je me rends et je vous remercie...

Je rejoins maintenant ma femme, que je dois conduire avant dîner, chez madame d’Harberg,la sœur du pianiste; nous voudrions l’avoir ici, pour la soirée de demain... Mais ne parlons pas de Cela... Sans adieu. •• (Moofort lui donne 1 a main. Delau

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