FRANÇOIS, MARIANNE
MARIANNE , entrant par la gauche, et apercevant le valet de chambre, en tenue du matin, veste rouge et tablier blanc, qui dispose le feu à la cheminée du fond.
Ah! monsieur François! je vous cherchais, et ne vous voyais pas...
FRANÇOIS
Je prépare les feux pour le soir.
MARIANNE
C'est vrai qu'à Dieppe, à la fin d'août, les après-midi sont fraîches! J'allais vous prévenir que ces dames ne peuvent
2 Li:S PAUVRKS D'ESPRIT.
prendre aujourd'hui leur bain qu'à dix heures; il ne faudra pas servir le déjeuner avant onze heures et demie.
FRANÇOIS
Très-bien, mademoiselle Marianne; mais c'est ennuyeux ces marées, ça dérange le service!... enfin, les maîtres aiment ça.
MARIANNE
Eh! mais...
Vous aussi ?
Je crois bien !
FRANÇOIS
MARIANNE
FRANÇOIS
Savez-vous si le célèbre auteur se baigne, lui ?
MARIANNE
M. Monforl? oui, oui ; il vient de partir pour l'établissement avec sa femme et mademoiselle Henriette.
FRANÇOIS
Je serais curieux de le voir dans l'eau! un poêle, en mer... aux prises avec la vague... à la bonne heure... ça fait bien!... tandis que IM. Rousseau fils, un notaire, ça devrait nager en eau douce.
MARIANNE
Il nage pourtant fièrement bien, M. Prosper! — Mais voici, je crois, M. Rousseau qui entre sur la terrasse avec M. le baron.
FRANÇOIS
Le savant docteur?...
MARIANNE
Tenez... il regarde do ce côté... (on aperçoit en eflot, sur la tcrraise du fonil, se promenant, puis s'arrôtant, Rousso.ui et le b.iron Delaure.) FR ANC 01 S.
Ml! oui... il a une tète... on voit que ce doit èlre plein! — Il parait (pie c'est un fier homme!...
MARIANNE
Et aimable 1...