‹ Les pauvres d'esprit; comédie en trois actes, en proseChapitre 78 sur 80 · ACTE TUOISIÉME. lOu · texte numérisé non relu

ACTE TUOISIÉME. lOu

MOXFORT, c\ part.

Que dit-il?

PROSPER

Pauvre Lorenzo!... chuis quel état...

MON FORT, h part.

Quoi? c'était...

PROSPER

Nous étions, tout à l'heure, sur la terrasse, madame la baronne et moi : le temps devenant frais, nous entrons dans le pavillon, où une odeur de brûlé nous saisit aussitôt. — Je regarde dans la cheminée; et qu'est-ce que je vois? mon manuscrit...

H OR TEXSE, à part.

Comment!...

PROSPER, le regardant.

... Dont il ne reste que le titre, et les noms des personnages!

M ON FORT, troublé.

Ah! mon ami!... combien je suis désolé!... je l'aurai maladroitement posé sur le chambranle... il aura glissé... et...

PRO SPER

Glissé?... Allons donc! il était tout au fond de l'àtro ! — je soupçonne bien plutôt mon père d'avoir rôdé par là... et, le trouvant sous sa main, devant un feu engageant... pour couper court, je connais sa manière, en deux temps... ça n'aura pas été long. (Le regardant.) Pauvro Lore»2'o .' quand je pense qu'elle l'avait trouvé magniOque...

HORTENSE, avec finesse.

Oh! à cet égard, monsieur Prosper...

MADAME DELAURE, de mime.

Oui, oui, à cet égard...

PROSPER, surpris.

Comment! — madame la baronne sourit!... (au boron.l Vous aussi...

HORTENSE, s'approchant de lui.

Si elle vous aimait... sans Lorenzo, la main qui l'aurail brûlé serait-elle maudite?

PROSPEn, joyeux.

Aimé par elle... moi!... moi!!! (Entrent par le fond Rousseau et Henriette.)

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