ACTE TROISIÈME
ROUSSEAU
Oli! c'est charmant!
Par exemple!
ROUSSEAU, lisant.
Lorenzo !
HENRIETTE
Lorenzo?
ROUSSEAU
* Voilà donc ce chef-d'œuvre!
HENRIETTE
C'est Lorenzo qui était de vous?
PROSPER
Oui, mademoiselle; et je sais avec quelle indulgence!
HO R TE. N SE
Aïe! aïe!
HENRIETTE, étourdiment.
Oh! pardon!... je croyais que c'était l'autre!
PROSPER
Quoi!
HENRIETTE
Mais, ça m'est égal I
PROSPER
Comment?... Monfoft vous avait laissé croire...
MON FORT, s'eicusant.
L'échange s'était opéré comme par hasard...
PROSPER, gaiement.
Ah! je disais aussi! a pan.) Eh hien, ça me fait plaisir! ça prouve qu'elle a bon goût!
HENRIETTE, à Horlense.
Il n'a pas d'amour-propre!
HORTENSE
Il n'a que de l'amour!... c'est tout proût!
ROUSSEAU
Eh bien! mon ami, franchement, sans la connaître, je crois ta pièce beaucoup mieux comme cela.
PROSPER, riant.
Vous trouvez la coupure bonne? le fait est que ce qui est brûlé n'est pas sifflé!... (a Henriette.) Mais vous, mademoiselle, dites-vous, sans trop de regret, adieu à vos rêves de poésie?
HENRIETTE, baissant les yeux.
Je ne crois pas leur dire adieu. (Regardant Uonense et d'un ion
pénétré.) Au contraire!!
DELAURE, qui l'a entendue , lui prenant la main.
Et tu as raison, chère enfant : c'est un jeu puéril et dangereux do prendre ainsi la forme pour le fond, et de voir toute la poésie dans les muses. Certes, ce sont de fort belles dames; et l'on ne saurait trop bénir les douces joies qu'elles nous causent! mais elles ne sont que les nobles échos de cette poésie qui, déjà, éveille ta jeune âme... et que Dieu nous jette à pleines mains : celle-ci pénètre les cœurs, sans leur demander s'ils sont grands ou petits, mais seulement s'ils sont purs! — Ouvre-lui donc le tien, car elle t'apporte, aujourd'hui, ce qu'elle a de plus beau à l'offrir : l'amour d'un honnête homme !
nORTENSP:, tendrement, à .Ubert.
Ma gloire, à moi!...
.MONFO KT, péricHrO.
El la mienne!...
P\His. — 3. rL.wr:, i n; riu meuh , hlb s a int-bk.-ioit,
PQ Laya, Léon
L734P3 Nouv. éd.