‹ Les pauvres de Paris [microforme]Chapitre 5 sur 28 · SIENNE VIT · texte numérisé non relu

SIENNE VIT

LES MÈMES, VILLEBRUN.

à VILLEBRUN, ( Entrant | Qu'y a-t-il donc! …

« BERNIER. Ah! vous … C'est vous … (Cherchant à dominerson émotion) Monsieur, j'ai changé d'avis … Voici, votre reçu, veuillez me remettre mes deux :ent cinquante mille francs …

VILLEBRUN. Ah! …

BERNIER. Oui ......… . j'ai maintenant l'emploi de cette somme .… Vayons Mon argent ..... il me le faut.

ViLLEBRUN. Vous avez, Monsieur, une étrange manière de réclamer ce qui vous est dû...

BERNIER. C’est vrai, pardunnez-moi, mais je vous l'ai dit …… C’est tout

ce que je possède. .…..c’est la fortune de ma femme .… de mes :

enfants ……... c'est leur bonheur ..…... leur vie …... Tenez Mon-

sieur, je serai franc …... tout à l’heure, à l'Hotel des Colonies

au milieu d’un joyeux déjeuner ...... Un capitaine de vapeur

apporta le cuurrier de l’un de nous... parmi ses lettres

il ÿ en avait une de la Martinique, de la maison Cazavan VILLEBRUN. Éh! bien, Monsieur?

BERNIER. Eh! bien ...... On concevait des doutes, sur votre crédit, sur votre solvabilité ......... ( Lui donnant la lettre ) et cette lettre, la voici

VILLEBRUN. (Sans la lire, la Jette sur s:n bureau.) Eh! que m'importent les craintes ridicules de Messieurs Cazavan? .…..

Bernier. Mais elles m'importent à moi Monsieur … je ne veux pas compromettre un jour, une heure, une seconde, l'avenir de ma fa-

mille!

+ VILLERRUN. Monsieur?

“ BERNIER. Reprenez donc ce reçu et rendez moi mon argent. + VILLESRUN, Vous le savez, Monsieur, cette journée n’est pas consacrée aux

ë affaires ...... revenez demoin, la caisse sera ouverte.

SERNIER. Mais vous aviez bien le temps, de m’écouter ce matin!

Ms TOR

Joserx, (Æntrant sans voir Bernier, a Villebrun en lui désignant la fenêtre.) Monsieur .... voici l'heure et la chaise de ,,..,

VILLEBRUN, (vivement) C’est bien. (7 fait un geste de colère à Josepr, qui tort)

BERNIER. Quoi donc .., ( Courant à la fenêtre — dans sa précipitation

BERNIER, Oui .... c’est celà ... je, dévine ..., il allait fuir ,,., avec la for-

j'étouffe | furieux et à Villebrun. | mais me voici, misérable me voici, j'arrive à temps.

ViLLEBRUN. Monsieur!

BERNIER. Demain, disais-tu, demain .... mais demain tu seras parti ( Seprécipitant sur Villebrun) mon argent ..,. mon argent je le veux ... à l'instant .. ne me dis rien . c’est inutile, je ne t’écoute pas ... mon argent ,,.... Ou je te tue ...... com-

me un lâche que tu es... comme un bandit coume un voleur.

PLANTEROSE. (À Bernier) Monsieur, dü calme.

VILLEBRUN. (Se dégageant de Be, nier.) Assez de scandal ..…...... vous allez être payé.

BERNIER. Pien c'est bien ,...., je t'aurais tué (avec douleur) Oh! ma tête (A Villebrun) Voyons ...… fais vite donne .. je ne te quitte pas d’abord ,..... Eh! bien. j'attends ..,, (chan-

ceiant et portant la main à son front) Ah! qu'ai-je done Mon Dieu

ViLLEBRUN (T'enant le portefeuil e) I pâlit.

BEeRNier. J’étouffe .….- de l'air de l'air .….. j'ai quelque chose devant les yeux ...., du noir …. est-ce que je Vais :uourir , non ... non .., je ne veux pas je veux les revoir ......... ma femme ,,,, mes enfants mon Jieu ,,,,, ayez pitié de moi ... ( L s'affaisse et perd connaissunce. )

PLANTEROSE. | S’approchant de Dernier et lui p sant la main sur le coeur.) Monsieur Villebrun cet homme est en danger de mort, un inédecin pourait peut-être le sauver.

ViLLEBRUN, ( Appelant ) Joseph ... Joseph ..... ( Joseph entrant.) Cours chercher un médeciu, cet Lomme se meurt. JosrPx. Le Docteur Dupré est ici, je viensde le voir entrer en face. ViLLEBRUN. Vite, vite, va le chercher. { Josepr sort ) (A part ) Il ne faut pas que cet homme meurt chez moi, la justice est trop curieuse. ( Il va à Bernier et déboutonne ses habits aidé de Planterose) PLANTEROSE. S'il en revient, ce sera de loin ,,..,,peut -être serait-ce mieux pour lui qu’il n’en revint pas.

ViLLEBRUN.Peut-être ,,., mais je préfère qu'il en ravienne. Rafraichissez lui le front avec un peu d’eau, ( Planterose wa chercher un

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