‹ Les Paveurs vaudeville en deux actesChapitre 11 sur 33 · COURU N · texte numérisé non relu

COURU N

Cn jeune homme à lu mode?

A N AÏS.

Du tout , on ne peut pas les mener comme on veut!., non ; quelque chose de simple, de modeste... vingt-six à vingt huit ans, je ne regarde pas à l’âge... décoré, cela Halle toujours... des agrémens physiques... une jolie fortune... cela ne m’arrêterait pas... car, entre nous, mon cher... (Riant) Je suis abîmée de dettes.

COURTIN

Vous ne les payez donc jamais ?

AXAIS.

Est-ce que j'ai le temps ? est-ce qu’on peut penser à tout? Tenez, par exemple, l'appartement que j'occupe depuis six ans, dans la maison de celle pauvre Éléonore, ma meilleure amie!...

vous savez cette Jolie figurante de chez nous, dont vous étiez l'avoué... qui a fait nue fortune si brillante... aussi de la main gauche! elle ne me parlait jamas de mes loyers... ch ! bien, il n'y a pas un mois qu’elle est morte... et voilà qu'un bourru de notaire m’écrit que je dois aux héritiers 12 ou 1,5000 francs!., une infamie! un abus de confiance ! est-ce ma faute à moi, si elle n'avait pas d’ordre ?

COURTIÏf.

Diable!., c’est d'autant plus sérieux que je suis en train de liquider relie succession... (Montrant des papiers.) Tenez, je les ai dans ma poche, vos créanciers... et je crois que je suis au moment de découvrir ces maudits héritiers.

A N AÏS.

CUARLOT. À Anars.

Oui, Madame... le dommage est réparé, et le carosse est sur pied... cotnm' vous et moi...

AN AÏS.

C’est heureux !

COURTIN

Je vois qu’il y a eu plus de peur que de mal.

SOLOGNOT

Absolument.

CUARLOT.

Presque rien... un panneau enfoncé... un cheval boiteux... l’autre borgne.

SOLOGNOT

Absolument!., pas autre chose !

AN AÏS, se récriant.

Miséricorde! un cheval borgne !.. mon ambassadeur portera plainte.

CHARLOT, l'admirant.

La belle bouche.

a if Ab.

J'irai moi-méme chez le commissaire.

CUARLOT.

Quel sourire gracieux !

AXAIS.

Je les ferai condamner à l'amende. (Regarda nt sa montre.) Ah ! mou Dieu ! c'est moi qui vais y être... l'entrée de la Gypsy!.. (Le chasseur lu I met son châle.) Courtin!.. c'est vous que je charge de poursuivre !.. les misérables! les maladroits ! les butors!..

solognot, a part.

Tiens ! pour un cheval borgne ! elle crie comme un aveugle!..

ANAÏS, prenant le bras de Courtin.

Donnez-moi donc le bras jusqu'à un fiacre!

(Ils sortent)

CUARLOT.

Elle nt'a lancé un regard !

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