SCÈNE XI
Les Mêmes, COURTIN.
Coi' HT IN , à part.
Desgrès ! c’est mon homme !
DESGRÈS , xivemculà Solognot.
Et s’il y a une amende, qui la paiera?., ah! j SOLOGNOT, le regardant.
Ah!
CHARLOT
Ah!
DESUnÈS.
Ce n’est pas moi !
chah lot.
Ni moi !
SOLOGNOT
Ni moi !
CO LUTIN , s'avançant.
N’en soyez pas inquiet , père Desgrès.
CUARI.OT.
C’est le Monsieur d’ tout à l'heure.
DESGRÈS , bas.
C’est P commissaire... (Haut.) Je vas vous dire, mon commissaire.
SOLOGNOT
Magistrat, je vas vous expliquer...
Voilà ce que c’est, M. le commissaire...
SOLOGNOT
Couvrez-vous donc , magistrat !
COURTIN
Non, mou cher ami, vous vous trompez... je 6uis avoué... homme de loi.
desgrès, a part.
Encore pis! ça s’ra plus cher.
COURTIN
Et pour amende ou autre chose... s’il vous faut de l'argent., j’en ai à votre service... quand ce serait deux, trois, quatre sacs de mille francs.
solognot, s’avançant.
Quatr’ sacs d’ mille francs ! homme de loi estimable , la rue et le numéro !..
CÜARLOT, le poussant.
Est-y bétc? y m’ mardi’ sur les pieds.
DESGRÈS.
Qu’cst-c’ que vous dites donc. Monsieur?
COURTIN
Vous vous nommez bien Pierre Desgrès?
DESGAÈS.
Oui.
COURTIN
Natif d’Issoudu n?
Département du Cher.
SOLOGNOT
Moi , je suis de Romorantin , c’est la lisière. COURTIN.
Vous aviez une sœur.... Thérèse Desgrès....
que vous avez perdue de vue.., depuis longtemps?
DESGRÈS.
C’est vrai !.. elle s’ennuyait au pays ; et pendant que j’ faisais mon tour de France , elle est partie pour Paris... où c’ qu’on m’a dit qu’elle était femme de chambre.
COURTIN
Mieux que ça!., des protections!., dans les beaux-arts... un riche établissement!., elle a fait une fortune extraordinaire... et comme elle vient de mourir, sans faire de testament, vous héritez de droit.
DF.SGRÈS.
Ma sœur est morte?
CHARLOT
Ma tante est morte!..
SOLOGNOT
Ah ! bah ! notre tante est morte ! et lu hérites !
COURTIN
J’étais son avoué , son ami... comme je serai le vôtre... je l’accompagnais à l’Opéra.
CHARLOT
A l’Opéra?
COURTIN , sc reprenant.
Oui , oui , elle avait sa loge , elle ne manquait pas une représentation... Pour en revenir à ce que je vous disais... quand nous avons perdu celte chère Éléonore.
DESGRÈS.
Éléonore ?
COURTIN
C’était le nom qu’elle avait pris en entrant dans le monde. J’ai écrit sur-le-champ à Jssoudun.... je vous ai écrit à vous-même... et j’allais vous chercher pour vous dire que nous n’avons plus qu’à lever les scellés, et vous mettre en possession.
DESGRÈS, essuyant une larme.
Pauvre Thérèse !
CUARI.OT, tirant son mouchoir.
Pauvre tante!., j’ l’ai jamais vue... mais j’ la portais dans mon repur.
SOLOGNOT, tic même.
Moi aussi!., ah! cré nom... comme on perd ses pareils!., (a C ourün.) Et, c’cst-y conséquent c’ qu’ils héritent... M. l’avocat?
OOUnTIN t riant.
Très conséquent.
en ARLOT.
Une centaine d’écus?
COURTIN
Maisons de ville et de Éhmpagne... un mobilier superbe... bijoux... vaisselle plate...
CHARLOT
Plate!..
SOLOGNOT
Plate?., quelle respectable tante! Dieu!., je l’embrasserais de bon cœur,
COURTIN
Enfin, plus de cinquante mille livres de rente!
CII ARLO r, hors de lui.
Cinquante mille livres de rente!.. Solognot, soutiens-moi, soutiens-moi... je vas me trouver mal!
SOLOGNOT, embrassant Chariot.
C’est l’as de cœur... tu nages dedans l’opulence.
LES PAVEtHS