‹ Les Paveurs vaudeville en deux actesChapitre 18 sur 33 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, ANAIS.

A N Al*.

Est-ce que l’appartement est déjà loué , mon cher?., vous y mettez les ouvriers...

courtin , bas.

Prenez donc garde !.. ce sont les héritiers!., songez aux 15,000 francs que vous leur devez.

ANA’is, élevant la voix.

Les héritiers! commentlcsparens de cette chère Éléonore... (A part.) Quelles tournures!..

DESGRÈS, voulant la faire asseoir.

Une amie de défunte ma sœur !..

anaIs.

Ne vous dérangez pas... je n’ai qu’un mot à dire à M. Courtin , pour lui recommander ma plainte contre ces malotrus qui ont fait briser m a voiture...

Oui . en médaillon ! je ne sais ce qo’ii est de- | venu !..

COURTIN , h mt-voii.

Qu'est-ce que vous dites donc ? ce sont eux !

AN AÏS, riant. A MAÏS, l'imitant.

Bah ! ces chers amis !

dfsguès, s’avançant d‘un air peiné.

Oui , Madame, c’est mes ouvriers... et j' suis désolé...

AN AÏS.

Du tout! c’est mon cocher qui est un maladroit ; je le mettrai à la porte.

SOLOGNOT

Pardi ! c'est c't animal de cocher ! il ne connaît pas sa droite. Vous voter en moi, Madame...

AN AÏS, sans l'écouter.

Qu’est-cc que je ne ferais pas pour le frère de ma meilleure amie!., et mon propriétaire... car vous êtes mon propriétaire... j'habite cet hôtel.

SOLOGNOT, à part.

La princesse qui loge ici!

AN AÏS.

Je crois môme que je suis en arrière de quelque bagatelle ! (Souriant.) Vous ne me donnerez pas congé pour cela !

DESGRÈS.

Bien du contraire !

AN AÏS, regardant Toiiiette.

Sa nièce, je parie ?.. Charmante enfant ! tout son portrait...

TOI NETTE

Madame est bien bonne !

solognot, faisant un pas et saluant.

Vous voyez en moi...

DEsr.nÈs, à Anais.

Comme ca, il parait que Thérèse avait fait un mariage calé ?

AN Aïs, regardant Courtin.

Un mariage?

CO U RT IN , toussant en lui faisant signe.

Hum! (Ras.) Ne dites rien... ils n'ont pas l'usage du monde.

anaïs, haut.

Oui, oui... un mariage d'or!

DKSUnÈS.

Ça ne m'étonne pas.

anaïs.

Elle était si jolie!

COURTIN

Si obligeante!

DESORÉS.

Et puis, comme je lui disais : La vertu prospère toujours.

ANAÏS , étouffant un éclat de rire.

Oh ! la vertu !

DEsnnÈs, avec bonhomie.

Pardi ! je suis ravi de tout le bien que vous me dites de ma sœur... eh! tenez, c’est aujourd’hui le repas des fiançailles de ma fille... j’ vas inviter quelques pareils... si vous vouliez sans façon, manger la soupe avec nous... Voulezvous, sans façon...?

ANAÏS, se récriant.

Par exemple !

Eh bien! ça y est, mon cher Monsieur.

DEsunis, a courtlu.

Vous aussi , l'avoué ?

co CUTI N.

Volontiers! je vais faire un tour au Palais, pour la forme... et je reviens.

SOLOGNOT

Et moi aussi.. Vous voyez en moi...

TOCS.

Ai* : Y il» àcliotal.

Ah! c’cst charmant!

La fête

Sera complète 1 Quel doux instant,

El quel bonheur nous attend (

AN AlS.

Quand le plaisir m’appelle.

J’y suis Adèle!..

Car te plaisir

S’envoie... Il faut le saisir!..

TOCS.

Ah t c’cst charmant , etc.

( Anai» *ort par Ufoml Oudin, Drngrà* cl Toinrll* torUol

par la pauclic.)

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