‹ Les Paveurs vaudeville en deux actesChapitre 24 sur 33 · CII.VRI.OT · texte numérisé non relu

CII.VRI.OT

Qucst-ce qu’il dit ? qu’cst ce qu’il dit ?..

Ab vis, riant.

Quelle langue me parlez-vous, mon ami?

SOLOGNOT, avec emphase.

C’est le langage idéal de l’amour... c’est l’attraction... le magnétisme.

CHAALOT, lui donnant un coup de pied à la dérobée.

Animal !

axais, riant.

Ab ! ah ! ab !.. c'est trop drôle.

CHARCOT, le poussant et prenant sa place.

Veux-tu bien t’ôter de là?.. Pardi!., pour barbotter comme un caniche... je n’avais pas besoin de toi... (Se tournant vers Anats.) Princesse !..

AXAIS.

Ah! c’est le jeune héritier !

CUARLOT, s'animant.

Oui, Princesse, j’ai I' malheur d’étre sensible. Je n’ suis pas prince, mais je suis héritier d'une tante qui est morte ; voilà mon âge : vingtdeux ans... voilà ma fortune; 50,000 livres de rente... voilà ma profession... c'est vous en dire assez... excusez ma timidité naturelle ; mais je jure, à vos pieds, d’étre, jusqu’à la mort, votre dévoué et fidèle amant : Signé Chariot Desgrès.

SOLOGXOT, bas.

Tu as été fantastique.

AXAÏs, riant

Une déclaration!., ah! ah! ah! de H. Chariot!

charlot, bas.

Elle sourit.

solouxot, bas.

Elle n’ bat plus que d’un' aile.

AXAÏS, a part, arec gatté.

Une pareille conquête !.. comme on rirait à l’Opéra ! Eh mais ! si j’en profitais... pour piquer mon ambassadeur, le forcer à m’épouser... (Haut) En vérité, M. Chariot, un amour si subit a droit de m’étonner; car, enfin, comment l’entendez-vous?..

solognot.

C'est parfaitement juste ! comment l'eutendstu?..

CHARLOT, vivement.

Comment je l'entends , auguste princesse ?..

Absolument comme vous l’entendez... c'est-àdire que j’entends qu’il n'y a pas deux manières de l’entendre, et que les maires et les adjoints ont été inventés pour tous les arrondissemens. AXAÏS.

M’épouser!

charlot.

Immédiatement.

SOLOGXOT.

Et saos désemparer.

axaïs, a part.

Parfait!., son cxrellence n'y tiendra pas.

CUARLOT.

Et sans désemparer.

axaïs, minaudant.

Mon Dieu, M. Chariot! certainement, vos qualités... l’amitié que je portais à votre chère tante... (a part.) Il n’est pas permis d’avoir une ligure comme ça !

solognot, bas.

Elle est piocée !..

CUARLOT, bas.

Je la crois pincée !

AXAÏS.

Mais. |e ne suis pas tout-à-fait maîtresse de moi., il faut que j'écrive un mou

charlot, montrant la table.

U y a là tout ce qu'il faut

AXAÏS.

Que je consulte ma famille... (Se mettant a ta table.) Eh ! vile... un mot à mou diplomate.

ciiAnLor, 1 Solognot.

Elle écrit à sa famille.

solognot, bas A Chariot, et se donnant l'un h l'autre des coups de poing de joie.

Séducteur !

charlot, de même.

Finis donc !

SOLOGNOT, de même.

Brigand !

CHARLOT

Tu me Haltes !

axaïs, écrivant et se parlant a demi-voix.)

« Un jeune homme très distingué... 50,000 » livres de rente... qui m’offre sa main... Je • vous donne encore la préférence... mais dé- » cidcz vous sur-le-champ. »

(Elle ferme sa lettre et la achète.)

SOLOGXOT.

Via ton bonheur paraphé !..

ANAÏS

Appelez quelqu'un...

charlot, avec empressement.

Pour la porter ?.. Du tout... j’y cours moiméme!

SOLOGXOT.

Nous y volons !.. nous aurons plus vite la réponse.

AXAIS.

Mais non, je ne souffrirai pas...

CHAnLOT.

Quand mon sort en dépend !

SOLOGXOT.

Vite... des fiarres... des cabriolets. (Bas.) Faut lui acheter quelque chose... un petit tapis de pieds, des socques... ça flatte les femmes !

CHARLOT, à Solognot.

Oh ! j’ai bien envie de lui ravir quelque chose... (à Anats, tendrement.) Adieu, ô princesse!..

AXAÏS, l’imitant.

Adieu ! (A part.) Je n’ose pas le regarder... je lui rirais au nez...

CUARLOT.

Am i FrnfBxnt de Guillaume Tell.

Mon cœur bât de plaisir,

•4P* O douce allégresse t

Oui d'espoir, de plaisir, Je me sens frémir!

I/amour vient me saisir.

Et, dans mou ivresse.

Je serai, pour courir, Plus léger que Zépltir f

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