ACTE I, 11* TABLEAU, SCÈNE I
LUCUN, qui s’est approché de l'autre côté, et lui
donnant.
Prenez aussi la mienne, mon brave homme...
DOMINIQUE
Merci, merci! (Prenant leurs mains.) Oh! voilà deux mains que je reconnais... Deux bonnes et charitables mains qui se sont tendues bien des fois vers le pauvre roandiant, que j’ai souvent arrosées de mes larmes ou couvertes de mes baisers... Soyez bénis l’un et l’autre, enfans !... (Rapprochant leurs mains sur son cœur.) vous dont j’ai bien des fois uni les noms dans mes prières .. (Valemine baisse les yeux. — Lucien est très ému, — Moment de silence.)
LA COMTESSE
Eh bien ! Valentine?...
VALENTINE, retirant vivement sa main et courant S sa mère.
Me voilà, ma mère... me voilà 1...
* MARGUERITE
Lucien !... je t'attends...
LUCIEN
Partons, ma mère... portons !...
(Ils s’éloignent tous les quatre.) GRAIN D'ÉPI , s'approchant , et regardant dana le chapeau de l'aveugle.
Quatre pièces de dix!... quarante sous!... J* vas toucher ma rente !...
(En cet instant, ou volt arriver Houdard d’un côté ; il est pile et agité.— Vaudoyer entre de l'autre; il est riant et triomphant, et tient une lettre A la roaiu. Tous les paysans sortent de l’église et du cabaret.)