‹ Les paysans drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 2 sur 95 · LA PLA E BU VILLAGE · texte numérisé non relu

LA PLA E BU VILLAGE

A droite, b maison de Timm.it Doi«in, Inrhicr. — Au bas de la maison, élevée sur un talus, coule un ruisseau d’eau courante. — A gauche, un cabaret, occupant le pieinier et le deuxième pians. — Du deuxième au qit-.itinme plan, I rntiéc de la feime d'Houdard. — Au fond, et un peu obliquement, la façade d'une église de village.

SCÈN-E I.

BOIYIN, la Mère BOIVIN, CHAMPUIS, MARTIN, BRIGOT. Autres Paysans.

(Au lever du rideau, les paysans sont rassemblés. — Les ans boivent é la porte du cabaret. — D'autres, parmi lesquels Champuis et Martin , sont assis au bord du talus, attendant leur tour de barbe. — Boi'in est en train de raser Champuis, d'un côté, tandis que sa femme rase Mat tin, de l’autre. — Brignt, agenouillé au bord du ruisveau, se savonne le menton, détrempant le savon dans l'eau.)

MARTIN, se querellant avec Champuis.

J* te dis qu' t'as mordu sur moi...

CHAMPUIS.

J’ le disons qu' c'est loi qu’as mordu sus mon

champ. -

MARTI V

Tu me voles trois sillons, au moins 1 CHAMPUIS.

Tu m’ filoutes quinze pouces d* lurre.

MARTIN

Moi ?...

CHAMPUIS.

Oui, toi I... oui, toit...

BOIYIN.

Elit doucement, Champuis... ne bouge pas comme ça... ou je le fais une estafilade...

MERE BOIYIN.

Si vous remuez toujours, monsieur Marti», vous allez Yous faire couper quèque chose.

CHAMPUIS.

Coupei-y donc la langue, marne Doivii... ça l'cmpêchara d* dira des faussetés...

%(ô(o C i < i LES PAYSANS,

frRlCOT, »« relevant, (a figure toute barbouillée de BRIGOT.

***«”*• Je suis juste aussi avancé qu'avant.

Ah cal dites donc, les aul’s, c'est-y pour au- uâne Boim.

jourd’hui mon tour? Allons, allons, la paix !...

MKRB DOIVIH.

T’nez, v*lù Jean Brigot qui s'impatiente après moi... (A Brigot.) Tout à l'heure, berger... j’achève une pratique.

BRIGOT

Dépêchez-vous, marne Boirin... v’Ià mon savon qui ehesse.

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