‹ Les paysans drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 4 sur 95 · BOIVIN · texte numérisé non relu

BOIVIN

Y prononceront entre vous..*

MARTIN

lit celui d’ nous deux qu’ aura tort...

CHAMPUIS.

Aura tort !... Tope l j’y consens !

Accepté!

CHAMPUIS.

A chacun son tour...

CHAMPUIS.

C'est juste...

MARTIN

C'est vrai...

CHAMPUIS.

Va, Martin... Je causerai après toi.

MARTIN

Non, parle, Champuis, je jaserai ensuite.

CUAMPUIS.

Non, toi...

MARTIN

Non, toi...

(Champuis et Martin parlant ensemble et tri-s vite.) CHAMPUIS.

Eh ben! c’est Martin qui, en rabourantson champ, s’est avisé, depuis quèque temps, d' pousser une pointe sur moi, si bien qu’à présent ses blés pousseut dans mes pommes de terre, e’ qui fait qu’ y prétend récolter les pommes de terre et les blés.

Eli ben! c’est Champuis qui s* a imaginé, d’puis quèque temps, que son champ n’était pas assez grand ; si bien qu'à présent ses pommes de terre poussent dans mes blés , et qu' y veut récolter à la fois les blés et les t pommes de terre.

CHAMPUIS, allant se laver au ruisseau.

Y es-tu, à c’t* heure ?

MARTIN, de même.

As-tu compris?

Tiens ! justement, v’Ià M. Vaudoyer qui vient par ici avec!’ père Houdard... les deux plus forts richards du canton, faut les preudre pour juges du différend.

MARTIN

Ça va!... Moi, j' choisis Y père Houdard, le fermier...

BRIGOT

Mon bourgeois... C’est I’ plus honnête homme du pays.

CHAMPUIS.

Et moi, m’sieur Vaudoyer, I* nourrisseur.

BRIGOT

Ah! celui-là-, c’est 1’ plus riche, mais v’Ià tout.

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