‹ Les paysans drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 71 sur 95 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Lss HëuEs, CHARMOULU, FLEUR DE LYS.

charmoulu, entrant (aiment.

Voilà!... voilà J... Hein!... qu’esl-ce qui parle de danser?... Prenez vos cachets!...

TOUS

Vire le père Charmoulu !...

PHOEBUS, à part.

Dieu!,., la charmante Tubéreuse!...

CHARMOULU, bas.

Vlà P jobard de Parisien !... Attention, Toinon !... c’est aujourd'hui que je vos conclure ton 'mariage!...

PLEUR DR LT S, bas.

Aujourd’hui !...

CHARMOULU.

Tu vas voir.

PROEBUS, s’approchant avec galanterie de Fleur de Lys,

Mademoiselle, voulez-vous me faire l'honneur?,.. PLEUR DR LYS.

Quoi t’est-c* que vous dites, m 'sieur?...

piiocbus, à part.

Elle ne comprend pas le langage des salons !.. parlons-lui celui des prairies!... (Prenant l’air ■iais.) Ehl... eh!... eh!... mamselle!... voukzvous-t-y bien danser avec mé?...

FLEUR DE LYS, riant bêtement.

Eh! eh ! eh !... v’s êtes ben honnête, m’sieur...

CHARMOULU.

Invitez vos dames...

TOUS

Invitons nos dames.

(Mouvement général d'invitation. — Charmoulu exécute aur son violon une valse, et tout en jouant monte sur un tonneau.)

Hé! Brigot, à nous deux la chanson des Paysans L.

TOUS

La chanson! oui, la chanson I

1RICOT.

C’est ça, on dansera sur le refrain.

CHARMOULU.

Attention .'va z’en ut, mon bonhomme. J’y sais... Tiens, v’iâ ton accord.

BRICOT.

Attention !... (H chante.)

AIR de M. Artns.

Les paysans sont loua de bien bons drilles,

Pour te travail toujonrs présens;

Y f ajro’ leux champs, leux bétes et leva familles. Viv a jamais lea paysans !

muu COCPLET.

Sans nous faudrait que le monde périsse.

Pour lui noua a'motia.

Pour lui nous vendangeons.

Du genre humain c’est noua qu’est la nourrice s Not’ blé l* nourrit Et not’ vin I’ réjouit.

TOUS

Les paysans sont, etc.

(On danse sur cette reprise et sur les foirantes.)

OBDIÙMB COCPLBT.

De a’ fair* chérir y connaît la recette ;

A ses amours.

Sans fair’ des beaux discours.

Ben tendrement y leux «lisse en cachette De» tap'a dans 1’ dos,

Ou ben des coups d' salvots,

TOUS

Les paysans sont, etc.

TBOISÛUR COCKBT.

Ces vétérans que la France salue.

Ces maréchaux.

Gloire de nos drapeaux.

Combien d’entre eux, partis de 1a charrue,

Avant quinie ans N’étaient qu’ des paysans !

TOUS

Les paysans sont, etc,

(Les paysans exécutent une espèce de bourrée. — Phoebus, qui n'y comprend rien, est poussé de loua côtés par lea paysaus. — On lui marche sur les pieds, etc., etc.)

PHOEBUS, boitant.

Voilà des danses !... Ah ! je peux dire que j’en ai de i’egrémeul dans ma ferme !... (Aux paysans.) Ab ça ! maintenant que nous sommes récréés... au travail I

CR ai» D’ÉPI, bas, à Brigot.

Minute... A nous deux, Brigol.

BRIGOT, s'approchant et saluant.

Pardon, excuse, bourgeois...

PHOEBUS, impatienté.

Hein!... quoi encore?... U me semble qu'il est temps de...

BRIGOT

« Art. 10. Le travailleur doit à sa famille le produit de son travail. »

PHOEBUS, se découvrant.

Oui, c’est la pensée du philanthrope..» Ensuite T , BRICOT.

Pour lors, bourgeois, si c’éldit un effet d’ vol’ part de nous avancer une journée ou deux sur not’ quinzaine...

PHOEBUS, contrarié.

Comment ! comment!... un jour ou deux?...

BRIGOT

Pour nos familles, bourgeois...

CRAIIV D'ÉPI et BRIGOT, d’un ton lamentable.

Pour nos pauv' familles... s’il vous plaît, bourgeois.

Ils m'auendrisseau

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