SCÈNE VI
PHOEBUS, MARTIN, pni* CHAMPUIS.
PHOEBUS
Hein !... Qu’est-ce qu’il joue?... qu’est-ce qu’il a joué?... (Il ferme la porte.) Ah I farceur!.., (Il revient a Martin et s’assied à droite.) Voyons, à nous deux, père Martin... Avez-vous l’acte de vente? MARTIN.
Ma fine, oui, nol' bourgeois... Mais... vous tenez donc ben à c’ méchant bout d’ terrain d’ deux sous?. . Quoi qu’ vous ferez d’ ça?... ça n’ vaut rien I
Mais ça se trouve au milieu de ma propriété, et je liens h faire celle acquisition... (Champnis sonne à la grille.) Heiu?... Qui vieot là?... (Il va ouvrir.) Ah 1 c’est voua, père Cbampuis ?...
** CHAMPUIS, entrant avec deux seaux.
Faites excuse, m'aieu de Prévalé... j’aurions besoin d’un brin d'iau... C’est pour mes épinards qui ont soif.
PHOEBUS
Ah ! vos épinards ont soif?... Eh bien ! prenez, prenez... prenez, mon bonhomme... (Revenant S Martin, pendant qme Chant puis puise de l'eau.) Nous disions donc?...
MARTIN
Que c’ bout d’ terre vaut si peu, que j’ n'osons quasi rien vous demander pour moi... ce serait pour mon fieu...
PHOEBUS
Vol’ fieu T... (A part.) Je donnerai un fort joujou à son fieu... voil&I...
CHAMPUIS, qui a rempli se* seaux.
En vous r’merciant, m’sieur d' Prévalé...
PHOEBUS
Bonjour!.,. (Il va fermer la grille et revient.) Voyous... Nous avons dit que vol’ fieu... je lui donnerai ?...
MARTIN
Faudra y donner un homme...
pnOEBUS.
Un homme?... Un bonhomme, vous voulei dire?...
MARTIN
Un homme pour Y remplacer, un curassier.