‹ Les paysans drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 87 sur 95 · ACTE V, VU* TABLEAU, SCÈNE lll · texte numérisé non relu

ACTE V, VU* TABLEAU, SCÈNE lll

commet».

SI bien que j’ai pria un chemin pour 1'aulre... et au lieu de tourner vert not' village... j' me auia égard en pleine forêt...

vaodoybr, d'on air de compassion.

Ce pauvre Dominique!...

cuauhoclc, i part.

Eh ben! j’ suis pu lâché qu'j toit venu...

DOMINIQUE

Enfin, à force de létonner, j'ai reconnu l’avenue qui mène à vol’ maison des bols, et J' suis entré pour lécher d' trouver un abri contre la Jrtule... Malt j’ voua croyais i c't’ heure ben tranquille dans vol’ Ht... Parait qo’ l’orage voua aura aorprit, comme mol, loin d’ cher vont...

vaddoyeb.

Ooi, en effet., un orage terrible, et qui rendait lee chemins dangereni... Malt il me semble que maintenant on pourrait se remettre en route. -

Dominique.

Ab! ben oui! Écouter un peu!... ça ne Tait que redoubler... En v' lé d’ l'eau!... ça gèlerait le vin que j’ai bu... J' reste... Il y en a pour toute la nuit.

TAUDoren, embarrassé.

Vraiment ï...

Dominique.

Et ai vous vonlez ben r permettre , mon bon monsieur Vaudoyer, Je resterai ici juaqu'à desnain...

vaudoyer.

Jusqu'é demain?...

DOMINIQUE

Les routes sont trop périlleuses pour un matbeureut aveugle!

Cil A EMOULU.

Si Ica y eus lui manquent, Il a du net, le viens !...

VADDOTEIS.

Que faire ?... Le renvoyer, ce serait éveiller lee soupçons, dans le cas où ta mort de cet homme viendrait à être connue.

DOMINIQUE

Tener !... je passerai la nuit dans ce coin-tà... (En disant ccs mots, il s'approche d'Houdard. — En (étonnant, scs mains sont près de le toucher.— Mouvement de Vaudoyer qui l'arrête. ’ Si voua voulu bien le permettre...

VAUDOYER, s'élançant.

Oui, oui, vous pouvez rester... mais... lé... lé, de ce ré lé.

cbabmoilc, I part.

Diable d'aveugle, Il m'a fait une pear !...

VAtlDOYEB.

Comme ça, sur ce tas de paille, vous pourru dormir...

DOMINIQUE

Dormir I».. Je p'aime pas dormir 1... je rév* toujours que j'ai auprès de moi une famille... des enfana, dont l'affection me soutient et me console!,.. Je les presse dans mes bras!-, je les vois !... et le réveil est trop cruel !

VAUDOYER

Eb bien I père Dominique, nous jaserons...

(Bas, é Charmoulu.) Mainlenant... (Montrant Dominique,) je vais lui parler... l'occuper... toi, tu prends cette arme...

CDASMOCLO.

Mol!...

VAÜDOYBB.

Car je vous la complicité, comme tu veui le partage...

-, . CHARMOULU.

Non!...

VAUDOYER, lui mettant le poignardé ta main et te

Je le veux !...

poussant.

uuaiiniQUE, K levant es poussant un ers.

Ah h..

(Charmoulu s'arrête effrayé.)

VAÜDOYBB, é Dominique.

Qu'avex-vous donc ?...

domikiqce.

C'est un souvenir pénible qui m'a frappé.

VAODOYEB.

Un souvenir !

DOMINIQUE

Ooi, un devoir sacré que j’avais à remplir... et j'allais l'oublier... Ce matin, les braves dames du chèteau m uni fait la charité, en me recommandant de prier Dieu pour lémc de Gaston de Luieuil.

VAÜDOYBB.

Gaston de Luseoll ! *

DOMINIQUE

Oui, Gaston de Luieuil, qui est mort assassiné dans une nuit terrible, comme celle-ci!... (Mouvement de Vaudoyer. — Charmoulu s'éloigne d'Houdard.) Ob! c'est une fatale histoire... et voos In connaissez, n'est-ce pas monsieur Va«doyer ?...

VAÜDOYBB.

Oui... oui... sans doute !

eu A rmodld, bas, é Vaodoyer.

Eh ben ! lu vois...

VAODOYEB, repoussant Charmoulu, et matehanl pas derrière vers Iloudard.

Il le faoll...

dominiqce, arec force.

Vaudoyer!...

VAÜDOYBB, s’arrêtant.

Que me voulcz-voui ?...

DOMINIQUE

Pourquoi étes-vou! si loin de mol?... Je me acni plein de terreurs, comme «i un malheur allait arriver...

• VAUDOYEB.

Un malheur?... Que dites- voui donc là?...

DOMINIQUE

Pourquoi votre voix tremble-t-elle?...

VAUDOYEB.

Vous êtes fou!...

N’importe... ne me quittez pas...

(Il se lève et le suit.) VAUDOYEB, l’éloigoani.

Allons, allons... arriére, père Dominique!

DOMINIQUE, s'élançant, le bâton levé, entre Boudard cl Vaudoyer.

Arriére toi-même, misérable assassin !...

VAUDOYEB et CHABMOULU.

Grand Dieu !...

DOMINIQUE

Penscs-t u donc que je te laisserai commettre nn nouveau crime!...

VAUDOYEB.

Un crime !... Vous êtes en délire, l’aveugle !...

DOMINIQUE

Je ne suis pas en délire, car je te dis que tu as assassiné le comte de Luxeuil, et que voilà ton complice!... Je ne sais pas aveugle, car je vous dis à tous deux que vous êtes pâles et tremblans comme deux lâches!...

CBABMOVI.U.

Il y voyait!... nous sommes perdus!...

DOBINIQCB.

Oui, perdus!... (Il va pour détacbcr le bâillon d'Hcudini.) car notre voix se fera entendre pour dénoncer votre crime!..,

VAirooYBn.

Ta voix!... elle n’accusera personne!...

(En disant ces mots, il a tiré un pistolet de sa poche, et tait feu sur Dominique.)

DOMINIQUE, poussant no cri.

Àbî...

(Il vient tomber à l’avant-scène et ne donne plos aucun signe d'existence.)

CHABMOULU.

Malheureux !...

(U s’agenouille près de Dominique.) HOUDABD, s’agitant dans ses liens.

Au secours!...

CHABMOULU, mettant la main sur le cœur de Dominique, â part.

Il respire encore!... (Vaudoyer tait an pas vers Houdard. — Cbarmoulu semble prendre une résolution, et s'élance vers Vaudoyer.) Ecoule l.« quatre heures!...

VAUDOYER

Quatre heures!...

CHABMOULU.

Oui... le jour va renaître... (Ramassant le potgnard.) Pars... il ne faut pas que là -bas on s’aperçoive de ton absence... Pars, te dis-je I... Je me charge d’en finir 1...

VAUDOYEB.

Comment, toi!... toi qui tremblais tout à l’heure !...

CHABMOULU.

Eh ! il ne s’agit plus maintenant de notre fortune... il s’agit de notre vie !... (On eotend chanter au loin l’air des Paysans.) On vient !

VAUDOYEB.

Je cours les empêcher d’arriver jusqu’ici, et je l’attendrai au château !...

CHABMOULU.

Au château.

(Il pousse Vaudoyer dehors, referme la porte, et a’a • vance lentement vers Houdard.)

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