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Les habitants de Valenciennes sont déclarés rebelles au roi. — Des députés viennent trouver le comte d'Egniont i\ son chAlean de (îacsbeek. — Ia* comte répugnn à prêter le nouveau serment demandé par la régente. — Il se rend dans la Flandre, prescrit le désarmement des religionoaires, mais refuse demplover la force pour interdire les prêches. — Lettres échangées avec la régente au sujet du nouveau serment. — Philippe II ne veut pas que le commandement de l’armée soit confié au comte d'Egmont et cherche de nouveau à endormir sa méfiance. — Des lettres rassurantes sont également envoyées d’Espagne au comte de Homes.— Relations du comte de Homes avec le prince d’Orange cl les consistoires des églises protestantes. — Résolutions prises dans une assemblée tenue au chdteau de Broda. — Le comte d'Egmont refuse de s’y associer. — Conséquences de cette détermination. — Lecomte d’Egmont prèle le nouveau serment. — Entrevue à Matines avec le comte de Hornes. — Lettre justificative adressée par le comte d’Egmont à Philippe II. — Il propose an conseil d’Élat de combattre les bandps calvinistes qui, sous Jean de Marnix, étaient venues s’établir à Austruweel, prés d’Anvers. — Siège de Valenciennes; le comte d’Egmont au château de Beuvrages. — Le comte de Homes soupçonné d’avoir favorisé la rébellion de Valenciennes. — Le prince d’Orange prend la résolution de se retirer en Allemagne. — Dernière entrevue du comte d'Egmont et do Guillaume de Nassau à Willebroeck. — Le comte d’Egmont insiste pour que !o roi vienne dans les Pays-Has. — Philippe II enjoint au comte de Hornes d’ajouter foi à tout re que le duc d’Albe lui mandera de sa part. — Le comte de Hornes prèle le nouveau serment. — Conseils adressés par le baron de Montigny ii son frère. — Le seigneur de Billy, revenu de Madrid, engage secrètement le comte d’Egmont à se mettre hors de l’atteinte des Espagnols. — Egmont refuse de s’expatrier. — Protestations trop obséquieuses. — L'hypocrisie de Philippe II l’emporte.
Profitant habilement des circonstances, ta régente avait résolu d’introduire, de gré ou de force, des garnisons catholiques et royalistes dans les villes où les protestants dominaient. Elle tenait surtout h reconquérir Valenciennes, qui était comme le boulevard de la réforme dans les provinces wallonnes. Par une proclamation du 28 novembre, Moulbais avait fait savoir aux habitants de Tournai que la régente était avertie de l’intention des Valenciennois de célébrer la cène malgré leurs promesses antérieures : défense était faite « à tous manants et habitants