‹ Les PaysBas au 16. siecle Le comte d'Egmont et le comte de Hornes 15221568Chapitre 151 sur 180 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

affection pour les principaux seigneurs des Pays-Bas, ne fut jamais plus joyeux et content qu’après avoir appris l’arrestation des comtes d’Egmont et de Hornes (1). Les dépêches étaient arrivées ît Madrid le 19 septembre. Le même soir, Philippe II donna l’ordre d’arrêter le baron de Montigny, le secrétaire Jacques Vandenesse et Simon Renard (2). Philippe II s’empressa d’ailleurs d’adresser les plus vifs remercîments au duc d’Albe « pour l’attention, le soin, la peine, l’amour et la diligence avec lesquels il travaillait it rétablir l'ordre aux Pays-Bas. » Il ne pouvait assez exprimer son contentement, ajoutait-il, de l’arrestation des comtes d’Egmont et de Hornes. Le roi feignait d’ignorer l’opinion exprimée avec tant de franchise et d’énergie par la duchesse de Parme. Elle avait osé écrire à lui-même : « Le duc d’Albe est si odieux dans les Pays-Bas, qu’il suffirait à y faire haïr toute la nation espagnole. »

(1) Fourqucvaux, ambassadeur de France, à Charles IX.

(2) Adam de Dietriehstein à l’empereur Maximilien II, Madrid, 26 septembre 1567. (puettoi zur geschichle des kaisers Maximilian II, etc., p. 194). — « Antoine Vanderbecquc, secrétaire dudit seigneur de Montigny, m’a autrefois raconté que le jour précédant leur emprisonnement, le Roy 01 cest honneur audit seigneur son maislrc de le mener en carochc avecq luy en son palais royal de l’Escurial, luy monstrant beaucoup de signes d’amitié, tellement que ledit Vanderbecque et aultres domestiques dudit seigneur faisoienl estât qu’il entreroit’en crédit et parvicndroil à grand honneur. » Pontus Payen, liv. IV.

Page 1