‹ Les pêcheries du Canada [microforme]Chapitre 23 sur 34 · MARCHÉS ÉTRANGERS POUR LE POISSON · texte numérisé non relu

MARCHÉS ÉTRANGERS POUR LE POISSON

On sait que l’une des grandes causes de la non réussite des Canadiens qui ont fondé dans le Golfe des établissements de pôche, c’est le manque de capitaux et de ce qu'au lieu, de rendre leur poisson de première qualité et de l'exporter à l'étranger, ils ont préferé manufacturer un article secondaire et l'envoyer à Halifax, à Québec et à Montréal, tandis que s’ils eussent possédé des navires et qu'ils eus— sent expédié leur morue à Naples, à Civita- Vecchia, à Oporto, à Cadix, au Brésil, à Livourne, leur industrie eut sans doute été couronnée du même succès que celle des Janvrins et des Robins: un des associés de cette dernière

maison, Philippe Robin, laissait en mourant, il y a quelques années une fortune de £100,000. Je l’ai déjà dit: je ne prétends dans ce petit cadre qu'indiquer où l’on puisera les renseignements pratiques, le germe d’idéef utiles. Que ceux qui désirent approfonder la matière des marchés à poissons, des droits dont cette denrée est frappée dans les états Européens, ouvrent le rapport de M. Perley, page 168-9- 40. Ils y verront que la différence du prix dans ces marchés entre le poisson de première et de seconde qualité varie de 167 à 87 le quintal : nécessité urgente donc, de ne produire qu’un article supérieur. Quand on veut envoyer du poisson aux pays tropicaux, il faut de plus une méthode toute autre, toute particulière pour le préparer.

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