ACTE DEUXIÈME
NELU.
0 ciel I
CECCO, l'éloignaaf d’elle.
Va-l’en! va-Ven! '
’ rSELLA.
Cecco, écoutc-moi! C’est mon silence qui te semble inexplicable et cruel! Oh! ne me regarde pas ainsi, c’est la première fois... et tu me fais peur 1
CECCO
Laisse-moi !
^ MELLA, s’approcbant de lui.
Tu ne m’aimes donc plus? Tu ne te souviens donc plus des jours où tu rentrais accablé de fatigue, du temps ofi notre pauvreté te semblait rude à porter? 11 y avait alors une voix qui te calmait... Veux-tu Tentendre, Cecco?
CECCO. ,
•' Non... non!... Tais- loi!
' NELLA, avec doulear. '
Cecco! tu as raison... j’ai mérité cela 1 J’alfendrai maintenant que tu me dises : « Chante 1 » Parce qu’alors lu ne seras plus en colère, comme maintenant, et que j’oserai t’ouvrir mon âme.
CECCO
Eh bien, oui... chante... je te le demande... maintenant! je le veux!... (a part.) Oh 1 je le connaîtrai , du moins !
NELLA, i part.
Seigneur ! inspirez-inoi !
ROMDEAtl. •
Quand riiirnnJclîc Rçvioul liUcle,
Et de son aile ' ,
Chasse les autans.
Chansons et danse.
Tout recommence,
Et l'espérance
Sooril au ptinlcmps., , ^ .
O merveille! ' . ’
Tout s’évsillo,
Tout se ranime â la fois ;
Le ciel même Veut qu'on aime!
Et lé monde suit ses lois,
Ah!
Quand ITiirondelle Revient lidèie ,
El de sou aile Chasse les autans,
Chansons et danse Tout recommence.
l.Ei l'ÈCnEUîlS liE cvtanf:.
El l’t‘Si«'i am;o Suurit an iiniilemps !
CECCO, à part, regardaut au fond.
Une barqne ! C’est lui 1 (Lui remetunt les ublettes.) Tiens, Nella, prend ces tablettes, prends ! et lis ce qu’elles renferment, tu comprendras ma rage 1...
* NELLA, UianI, pendant que la barque s’avance au fond.
« Nella, reriens seule j)arrui les l’oches désertes, chante, rappelle-moi, et nous fuyons ensemble, et nous sommes l’un à l’autre pour toujours. » (Pernand saute à terre et s’élance vers Nella. Cccco saisit un barpou de pèche pour frapper Fcmand ; Nella te jette entre eux. — Le tonnerre gronde avre fracas. De nombreux éelaira sUlonnent le ciel.)