‹ Les pêcheurs de Catane drame lyrique en trois actesChapitre 57 sur 61 · NELLA, CECCO · texte numérisé non relu

NELLA, CECCO

NELLA, s’irrètant et (’tppayaat défaillante nr U bru de Ceüeo. FINALE.

Entends les saints accords!.,. Ce sont les voix du ciel!

Je la revois enfin la pieuse demeure

Oii je dois vivre heureuse à l’ombre de l’autel.

Les trois jours sont passés... ou m’attend... voici l’heure, Marchons, ami...

(Elle fait un pas et chancelle.)

Grand Dieu !

hELLA.

Faut-il donc que je meure Sans atteindre le but.

Si près, hélas, du repos, du salut !

(F.11e laisse tomber sa tète sur l’cpaole de Cecco.)

CECCO, avec désespoir.

Nella ! Nella ! L’épreuve était trop forte,

Nella, ma sœur, veux-tu que je le porte?...

Ses membres sont inanimés.

Elle ne m’entend plus... et ses yeux sont fermés...

(il la dépose sur un banc de gazon, puis U s’agenouille à ses pieds.)

CAVATIWË.

Nella, douce amie Reviens à la vie!

Nella, réponds-moi!

Que j’entende encore Ta voix que j’adore • .

Ah ! reviens A toi 1 - Rouvre ta paupière.

Entends ma prière,

Calme mon effroi.

Nella douce amie,

Revieos à la vlb!

Nella, réponds-moi !

NELLA, après un temps. ^ ‘-e*

Qui me parle?,..

CECCO

Dieu bon !... Elle rouvre les yeux !...

NELLA

Tais-loi, ne trouble pas le songe qui m’enivre Jal cru mourir, mais non, je me sens vivre:

LES l’ÉÜUEUUS DE CATANE.

(Se leTîut.)

L’air est dont, embaumé le ciel est radieui,

C'est fête sur la plage.

(Gaiement.)

AHods, mon tambourin l Fillettes du village,

Répélci mon refrain.

Nina, Nina, pourquoi te ris-tu de l’amour ?

Chacun, hélas! aime .à son lotir.

Ton cœur, pauvre Nina, sera pris un beau jour.

Ne ris pas de l’amour !

(HIe l’trréle. — Cris joyeux dans le lointain.)

CECCO, voulant reotrainer.

Viens, Nella ! viens !

ITELLA.

Attends 1 là-bas... là-bas I Éeoote-bien, n‘entends-tu pas f * CHOEUR, dans l’éloignemeiit.

Aux doux chants de fêle Qne l’écho répète,

Unissons nos vœux !

Que ce mariage Pour tous soit le gage De temps plus heureux ;

RELLA.

Ah! c’est la mort qu'elle m'.annonce.

Cette fêle aux joyeux accents!

Contre moi le ciel se prononce.

Je vais mourir, je le vois, je le sens !

Éteins-fOi, triste flamme.

Pour toujours éteins-toi.

Mon Dieu, prenez mon Ame,

Vers vous rappelez-moi !

Aux plaisirs qu’on envie,

A tout ce que j’aimais.

Au bonheur, à la vie.

Je renonce à jamais!

Ëteins-toi, triste flamme,

, Pour toujours étcins-iol.

Mon Dieu, prenez mon àme.

Vers vous rappelex-mei 1 (Elle tombe aut pieds de Ceeeo.)

CECCO, avec désespoir.

Près de vous, avec elle, 6 Dieu! rappelez-moi t

▲CT£ TROiSlÈHE.

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