SCENE XIII
Louise.
Eh bien! il faut qu'aujourd'hui vous m’en donniez une preuve...
VINCENT
Mille, si vous voulez!..
LOUISE
11 faut m’aider à me venger de mon mari...
VINCENT
Vous venger de votre mari ?.. sans doute... je venais justement pour vous le proposer...
LOI ISF..
Il faut lui enlever...
VINCENT
Sa femme ?
LOUISE
Non ! sa maltresse.
VINCENT, A part
Diable ! je ne comptais pas là-dessus.
LOUISE
Eh bien ! mon cousin?., ne voulez-vous pas me rendre ce service ?..
VINCENT
Mais ma cousine , le ton d'amitié avec lequel vous me parliez quand je suis arrivé m'avait fait penser...
LOUISE
Que je voulais me venger de mon mari en le trahissant... Ah! vous ne l’avez pas cru sérieusement?.. Vous qui avez connu les premières années de Louise... qui savez quelle cligne mère la élevée...
VINCENT
Il est vrai que j’aurais dû réfléchir... mais on n'est pas maître de ça. au premier moment...
LOUISE
Sans doute... aussi je ne vous en veux pas... ma démarche |H>uvait paraître singulière... Je vous aime bien, mon bon Vincent, je vous aime comme alors que nous étions enfans... votre bonheur me rendrait heureuse... mais j’adore mon mari... je l'ai épousé par amour... et ce sentiment je 11 e l'éprouverai jamais que pour lui... Maintenant que vous savez que j’ai pour vous une amitié de sœur... ne ferez-vous l ien pour moi ?
Vraiment si... vous avez une manière de demander les choses... une petite voix qui touche le cœur... Que faut-il faire?.,
LOUEE.
Vous avez vu Jeannette?
VINCENT
Elle est assez gentille...
LOUISE
Il faut lui plaire !.. Vous voyez que ma vengeance vous sera agréable. . .
VINCENT, soupirant.
Je tâcherai cousine... pourtant...
LOUISE
Chut!.. Jennnrtte n'aime pus Huret... elle s'amuse de lui... mais ce qui n'est qu'uh jeu pour elle peut faire mon malheur à moi... Vous ne le voudriez pas ?..
VINCENT
Oh ! non, ma cousine.
LOUISE
D'ailleurs, j’ai cru voir qu’elle vous remarquait... «
• VINCENT
Vous peusez ?
LOUISE
Soyez-en sûr... je l’ai vu... les femmes s’y connaissent ; et puis. Jeannette est une veuve riche... l'état militaire ne vous mènera à rien... épouscz-la... allez vous établir à Paris et revenez, de lents en tenis , au Tréport , revoir vos anciens amis... et une femme que vous aurez faite bien heureuse en lui rendant l'amour de son mari.
VINCENT
Je suis décidé cousine... d’abord, pour vous être agréable... après ça un mariage... une position !.. Vous n'avez plus rien à craindre de Jeannette... je vais lui proposer un petit tour de promenade et j'aurai du malheur si je ne l’emporte pas sur mes rivaux !
Au : «lr IMuutûiiii'r du KpiuniL
J’ai toujours eu de l'agrcmeul ;
C’est charmant.
Mon enfant,
D’étre un vrai garnement.
Mon plus fort au régiment.
Oui vraiment.
C'était le sentiment.
Pour enlever femme jolie,
A part, pourtant le canon.
C’est la même stratégie Que pour prendre un bastion.
Aux Redoins, ainsi qu’aux belles,
J’ai livré plus d’un combat.
Soumettre les inlidclles.
C'est le devoir d’un soldat.
J’ai toujours ou, etc.