SCÈNE XV
Les Mêmes. CATICHE.
Ai» «lu Parisien.
Ah ! ah ! je suis perdue Et rompue (bis.) c’est bien mal !
Comm’ plâtr’ mon mari m’a battue t Quel animal I Ah I ah I quel brutal I Pour en juger par l’apparence,
11 montrait une indifférence Qui rassurait sur ses projets jaloux :
Mais c’était pour uous tromper tous Et pour mieux assurer ces coups.
Celte douceur n’était que tromperie ; Car c'était pour frapper plus fort.
Ah ! quelle infamie !
Enfin, voilà mon triste sort, Fiez-vous donc à l'eau qui dort.
Ah t ah ! eic.
LOUISE
Mais, mon diou, comment ça s'est-il fait?
CATICHE
Vous savez que je voulais me venger de Gaspard... (Voyant Huret.) C'est-à-dire que je voulais lui donner un peu de jalousie pour le détourner de cette Jeannette, dont il est comme un iuibécillc... J'étais donc allée au rendez-vous que Vincent m'avait donné... j’attendais depuis quelque temps...
louise , à paru
Je m'en doute bien...
J'entends quelqu’un marcher dans l’allée de marouniers et j’appelle... Vincent!. .Vincent* c’est moi... c'est Catiche !.. vous ne vous douteriez pas qui arrive?..
HURET
Vincent, sans doute?
CATICHE
Non; Gaspard... qui, pour la première fois de sa vie sc met colère... mais dans une colère!., à ce point qu'il m'a déchiré mon bonnet... mon fichu... et qu'il m'en a donné que j'en suis eucore toute étourdie...
HURET
Eh bien! mais vous devez être contente... ça prouve qu'il vous aime.
CATICHE
Oui belle preuve, il m'a plantée là... pour aller retrouver Jeannette.
IIURET.
Eh ) il peut plaire à Jeannette tant qu'il voudra... moi je ne veux plus plaire qu'à ma femme!..
CATICHE, à part.
Comment a-t elle pu faire?., moi rien ne me réussit.