‹ Les peines & les plaisirs de l'amourChapitre 42 sur 75 · PAN, APOLLON, LES BERGÈRES · texte numérisé non relu

PAN, APOLLON, LES BERGÈRES

LES BERGERS, f LES S.VTYRES.

PAN a».Y BeiiGicrs.

J'aperçois les Bergers dont la troupe est galante. Pour divertir ce Dieu, par votre voix charmante.

Chantez-lui ces airs nouveaux.

En votre amoureux langage.

Qu'à la fête du village

Vous chantez sous les (?)pmeaux.

LES BERGERS c( LES liERGÈRES dansent nux rliansnns an leur d'il n Ormeau.

Ou passe bien mal la vie Si l'on n'aime en son printemps; Car sans l'amour on s'ennuie, Los jours durent trop longtemps !

PIIILIS.

Tous les Bergers sont volages, l']t les Amants d'aujourd'hui, Veulent qu'on paie leurs gages, Avant que d'avoir servi.

TllîCI^.

Les Bergères sont cruelles, Leurs faveurs tardent si longtemps, Que des cœurs les plus fidèles Elles font des inconstants.

l'IIlLlS.

Leraander la récompense, Sans les soins pour l'obtenir, C'est vouloir que l'on commence Par où l'an^'iur doit finir

A1'ULL<»X.

Ces Bergers sont galants.

FAX à APOLLON montrant FAUNE.

Il faut que ce Satyre.

Dont l'action fait rire.

Qui sait railler, chante à son tour Quelque chanson d'amour.

EAi;XE.

Cliaiiffuti.

L'autre jour une Bergère Que je ne nommerai pas.

En dansant sur la fougère.

Fit par malheur un faux pas.

Un berger assez alerte.

Que l'on croit son favori.

Lui donnant la cotte verte Lui lit laire un petit cri.

Elle rougit de colère, L'un procédé si nouveau.

Mais cet heureu.x téméraire N'avait rien vu que de beau.

AI/THi:.

La pucelle Galathéc, l]pousaiit le jeune llylas.

Presque toute la nuitée. L'avait repoussé du bras ; !Mais cette pauvre innocente Dit, étant poussée h bout.

Ah I que j'étais ignoraale, Il est bon de savoir touU

SCE.fxE DIXIEME

MI:I;cUI;E, CLIMÈXE, dégni:^:-een BEniiER,

APOLLOX.

l'Xy, LES BEltGEUS. LES BERGÈRES

et LES SATYRES.

MERCURE à Apollo.x.

Un illustre Berger d'une étrange contrée, Dont la divine voix est partout admii'ée, Vient vous chanter un air nouveau :

' hantez, jeune étranger.

APOLLOX.

Ah ! qu'il me parait beau ?

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