VI AVANT-PROPOS
n'avaient jamais voyagé sont devenus des (( peintres de Turcs », et leurs « Turqueries » leur ont valu quelque réputation. D'autres artistes qui avaient cherché leurs modèles sur les rives du Bosphore et dans les contrées les plus lointaines de l'Empire Ottoman, ont vu au contraire leurs noms comme leurs œuvres tomber dans l'oubli . Parmi les peintres de l'Orient, Liotard était à peu près le seul dont le souvenir se fui conservé. On a oublié J.-B. Van Mour, le véritable inspirateur des peintres français de Turqueries et des artistes allemands qui ont modelé tant de charmants petits turcs de porcelaine ; Favray, dont le pinceau sut rendre avec un égal bonheur tantôt la douceur et le calme des paysages du Bosphore, tantôt l'éclat et la richesse des costumes des belles levantines; Hilair, l'observateur le plus fidèle du geste et de l'attitude de l'Oriental ; Melling par excellence le peintre du Bosphore, et tant d'autres artistes "^ français et étrangers sur qui Constantinople a exercé sa séduction.