‹ Les pèlerinages de SuisseChapitre 56 sur 79 · LA MÈRE · texte numérisé non relu

LA MÈRE

0 Vierge, salut des malades et des souffrants, le bel enfant que vous m'avez donné languit d uis S(jn berceau ; ses doux regards ne s'animent plus à mon sourire , sa voix n'essaie plus de bégayer votre nom (jue je lui avais appris; sainte Vierge , priez pour moi , sauvez mon enfant ; c'est la fleur de pureté qui parfume ma maison ; c'est l'ange gardien qui veille sur mon cœur; c'est le rayon de grAce par qui tout fruit amer de la vie se change en miel le plus doux. Lorsqu'il dort dans mes bras et qu'en le regardant je bénis Dieu , rien de mauvais n'entre en mon âme , nul devoir ne m'est pesant, pas une des joies mortelles autrefois désirées ne me tente ; je ne souhaite que de le voir grandir pour l'entendre prier avec moi : il me semble que je suis vierge et mère comme vous...

Si Dieu, toujours juste et bon, ne veut pas que ce frêle navire affronte les flots, sainte Vierge, mère de douleurs, obtenez-moi le courage de la résignation; faites que je n'oublie point que vous êtes restée debout au pied de la croix.

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