‹ Les pensées d'une reineChapitre 17 sur 18 · LA POLITIQUE · texte numérisé non relu

LA POLITIQUE

Nous nous hâtons d'implanter dans lin nouveau pays la civilisation des anciens. C'est comme si Ton remplaçait les dents de lait par le râtelier d'une vieille personne.

Dans certaines conditions, on est si souvent obligé d'avaler sa langue,

PENSÉES D*UNB REINE

qu'elle eu devient paralysée et ne peut plus bredouiller que les vieilles phrases

convenues.

A tous les mortels on accorde une langue, et même une plume pour se défendre. Des souverains seuls on exige qu'ils soient comme Dieu, qui se laisse injurier sans mot dire.

La contradiction anime la conversation ; voilà pourquoi les cours sont si ennuyeuses.

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