THEATRE
E ml qu«on reproché *u Théâtre* n'est pas précisément d'inspirer des passions criminelles , mais de disposer Tarn»
â de senthnens trop tendres, qa'ort satisfait ensuite aux dépens de la vertu. Le* douces émotions qu'on y ressent n'ont pas par elles-mêmes un objet déterminé , nais «lies eh font naître le besoin i elles ne dorment pas précisément de l'amour 9 mais efleS préparent à en sentir? elles ne»
choisissent pas la personne qu'Vftt doit aimer, mais elles nous rorcemhà faire ce dioix; *i <
Si les héros de quelques pièces soumettent l'amour au devoir , en admirant leur force , le coeur se prête a leur foi»
blesse ; on apprend moins à se donner leur courage , qu'à se mettre daos le cas el'ca avoir besoin* C'est plus d'exercice
Yfi -Les PENsiir.f. .
pour- lar vtitu i mais qui l'ose expoêtt 3 •ce&combats , mérite d'y succomber* L'a« mour, l'amour même prend sou masque poûrik *urpr*ndfceft •**)<£* pare de son enthousiasme j it usurpe ^ar force ; il af- £ectfi>aooukiî§^g« » et quand oo s'apperçoit de l'erreur, qu'il est taref pourra revenir ! Que d'hommes bien nés , séduits *pa"rdrrapparerrcps , d'amans tert* dres et généreux qu'ils étoient d'abord , sont devenus p*ar dégréi de vils corrupteurs ; sao$ mœurs , sans, respect pour la foi conjugale , sans égard pour le»
droits de h confiance et, de l'amitié !
Heureux qui sait se reconnaître au bord àw précipice » et s'empêcher dy tomber !
Est-ce au milieu d'Orne course rapide qu'on doit espérer de s'arrêter ! Est-ce en s'at^en^issant tous lçs Jours, qu'on apprend à surmonter la tendresse?. Qa triomphe •aise'ment d'un foible penchant ; mais Wui.quj connut le véritable, amour, et l'a su vaincre v doit ètre.pariipnné »
s'il existe , d'oser prétendre a la yertu.
D t, h £. # p# S f E *TÎ. H?
i' r ' «MM.HU E. ;•
A. Oute Musique ne peur être çompo* «ée que de ces *rois çjioseâ ; mélodie puj chant t harmonie ou .açcorâ^agueinent * mouvement bu mesure., -, , .
. L'harmonie o^est qu'un accessoire, éloigné dans la musique Jmitative ; il n!y a dans l'harmonie proprement dite* 4Uf un principe d'imkarion. Elle assure * il est vrai , les intonations ; elle parte témoignage de leur justesse,, et pendant les, modulations plus, sensibles , .elle, ajoute de l'énergie à l'expression et d* la. grâce au chant ; mais c est de la seuli? inelodie que sort cette puissance invin-, cible des accens passionnés : c'est d'elle que dérive tout JLe pouveir de la Musique sur Famé ; formez lés plus savantes successions d'accords .sans mélange de mélodie , vous serez ennuyés au boutd'un^ quart ~ d'heure. De beaux chants sàh^ aucune harmonie sont long rems à Tépreuve de l'ennui. Que l'accent du fiffi^ timent anime les champs, les plus simpleY* ils seront intéressans. Au contraire , une* mélodie qui ne parle poin^ , chante (pu-
iii Lii Ptitsits
jour* mal» ft la seule harmonie n'ai**
mais rien su dire au cœur.
L'harmonie ayant seto principe dans la nature , est la même pour toutes les?
Nations , ou si elle a quelques différences , elles sont introduites par telles de la mélodie ; ainsi , c'est de la/ mélodie seulement au'il faut tirer le caractère particulier d'une Musique nationale , d'autant plus que le caractère 1 étant principalement donné par la lan- 1 gue , le chant proprement dit doit enr f essentir la plus grande influence.
' On peut concevoir des langues plur propres à la Musique les unes que les autres; on n'en peut concevoir qui ne le^ ieroient point du tout. Telle en pourvoit être une qui ne seroh composée* tfue de sons mixtes» de syllabes muettes > sourdes ou nazales , peu de voyelles so^ dores , beaucoup de consonnes et (Partie culations. Que résulteroit-il de lji Musi-? «Jue appliquée à une telle langue ? Premièrement 9 le défaut d'éclat dans le son/ des voyelles obligéroit d'en donner beaucoup a celui des notes , et parce que la' langue seroit absurde , la Musique se*' roit criarde. En second lieu , la dureté et ta fréquence des consonnes forceroienr
D E Jf J v Et, %V & S IAV. I $5 d'exclure beaucoup de mots, à ne procéder sur les, autres que par des intonations élémentaires ^ et la Musique sejroit insipide et monptohe , sa nwrene sejroit encore lente et ennuyeuse par ht 'même raison, et quand on voudroit premier un peu le mouvement , sa vitesse resiembleroit ^ celle d*iin corps dur et engeleux qui roule sur le pavé.
. La mesure ^^ troisième partie essentielle à la 'Musfôi* » est à peu pris i la .«nélodie ce .que la syntaxe est au discours: c'est eJle qui rair l'enchaînement des mots , qui distingue lés phrases , et .qui donne un sens , une liaison au tout* .Toute Musique dont on ne sent point .la mesure , ressemble , si la faute vient .dé celui qui l'exécute » à une écriture en jchirfres, dont il iautnécessairement trouver la clef pour en démêler le sens ; mais «i en effet cette Musique n'a pas de mesure sensible , ce n'est alors qu'une collection confuse de mots pris au hasard et -écrits sans suite , auxquels le lecteur ne trouve aucun sens » parce que l'auteur [a'y en a point mis* La mesure 'dépend *ussi ne la langue , et singulièrement de cer attribut de la langue qu'on appelle .Jfrofrdic: cçci est évident, car il est
nécessaire que la^masure* stfive les éorçf- "feïtïàisons <Jes bTêVes ? 2i' J <fes ? îon^uts , q : ifi Vé trouverit toufoorV lianVuhiî iangirt.
"Çr , supposons 'une Nation don't lâïanv ^gue Veut qu'une ^mauvaise* 'prostacftV ^ VesVà-àire ,' mie prcféScTr^'ïftf.n marquée- 1 » "sàiis eifcactitfide^ef ! sà$r jiçétisîonV qufe *ftt longues 1 ' 'ér* feVifaifetfp n'eussent pas entre elles 'fôSfuîiéÏYJl'èfn nombres dé iïppprts Sîmçlef et J ]|)iWprés à rendre le Srhytme agréàbnV y ^âSti' 1 ;* Wgulier ^ cro'eÏÏe^ eût deJt^i^eV fclos ou^moirfs ^longues , les ; l âhes"qQe ? ies¥ùti'es , de** ? fereves plus on tfrMHs bïevfts ,' des syîlà*- ^bes* nî brèves riiloHgUesi et queUesdîffl-- Venoes des unes er.icsititres fussent in- •"déterminées' et presque incommensuraV 'fclesr'il est clair que la Musique nationale étant contrainte de rerevoir dans sa : mesure les. irrégutà rites ; de la prosodie y n'en àuçoit qu'une fortVagu.e ,' inégale, "et très-peu sensitileY que le récitatif s% sentiroit sur- tout de cette irrégularité^ qu'on ne saurait jftesqiie coniment*y ^ faire* accorder les : Valeurs des notes *er celles des syllabes fqu*bn serait ebrttraint d'y changer la mesure à tout moment , et qu'on neponrroit jamais y reAére les vefs dans Mrrhytme exact et ctf-
dçaçé ;
DTE &T'R<Mr*ft*ÂU. 1$f ^dencé ; que même dans-Us aiirs mesurés^ loirs les mouvemens seroient peu naturels et «ans précision* ^