‹ Les pensées de Mme de WarensChapitre 28 sur 37 · O MADAME DE WARENS AU RECLUS · texte numérisé non relu

O MADAME DE WARENS AU RECLUS

Jean-Jacques qui, en 1746 et 1747, était parfois dans l'impossibilité d'affranchir ses lettres, proposait à Mme de Warens, en 1748, de correspondre ave: elle par l'intermédiaire de l'archiprêtre Léonard. « Si vous jugiez à propos, dit-il dans sa lettre de Paris, datée du 26 août, nous nous écririons à l'ordinaire par cette voie. Ce serait quelques ports de lettres, quelques affranchissemens épargnés dans un temps où cette lésine est presque de nécessité. » Cette phrase indique, mieux que tout commentaire, l'état d'opprobre et de misère auquel était réduit le malheureux écrivain qui, trois ans après, en 1751, écrivait encore à Mmc de Francueil : « je gagne au jour la journée mon pain avec assez de peine ; . . . » Ce pénible aveu, la lettre du 17 janvier 1749, celle du 13 février 1753, la lacune épistolaire qui, dans la première Partie delà Correspondance, se révèle entre ces deux dates, montrent la tension des rapports, la froideur qui existait, alors, dans les relations de Mmc de Warens avec Rousseau. Il faut lire ces lettres entre les

Page 1