‹ Les Pensées de Pascal, disposées suivant l'ordre du cahier autographeChapitre 121 sur 299 · A i5i — B 3i — C 47 — POR xxix, i — BOS I. vi, ;? — FAI · texte numérisé non relu

A i5i — B 3i — C 47 — POR xxix, i — BOS I. vi, ;? — FAI

i, i8o II.W m, is - MOL i. 126.

— ' A' la vraie sagesse de l'homme. Il va des âmes fortes qui — FAU le

vrai siège.

ont deux extrémités qui se touchent. La première est la pure ignorance naturelle où se trouvent tous les hommes en naissant. L'autre extrémité est celle où arrivent les grandes âmes, qui, ayant parcouru tout ce que les hommes peuvent savoir, trouvent qu'ils ne savent rien, et se rencontrent en cette même ignorance d'où ils étaient partis2; mais c'est une ignorance savante, qui se connaît. Ceux d'entre deux, qui sont sortis de l'ignorance naturelle et n'ont pu arriver à l'autre, ont quelque teinture de cette science suffisante3 et font les entendus. Ceux-là troublent le monde, et jugent mal de tout. Le peuple et les habiles composent le train du monde ; ceux-là le méprisent, et sont méprisés. Ils jugent mal de toutes choses, et le monde en juge bien.

371. - - Descartes. — Il faut dire en gros : « Cela se J'ai t par figure et mouvement»: car cela est vrai1. Mais de dire quels2, et composer la machine, cela est ridicule: car cela est inutile, et incertain, et pénible. El, quand cela serait vrai, nous n'estimons pas que toute la philosophie vaille une heure de peine.

[i] Qui jugera de la religion des Juifs par les grossiers la connaîtra mal. Elle est visible dans les Saints Livres et dans la tradition des prophètes, qui ont assez fait entendre qu'ils n'entendaient pas la loi à la lettre. Ainsi, notre religion est divine dans l'Evangile, les apôtres et la tradition; mais elle est ridicule dans ceux qui la traitent mal.

2 Le Messie1, selon les Juifs charnels, doit être un grand prince temporel. Jésus-Christ, selon les chrétiens charnels, est venu nous

- A1 partis. Ceux d'entre deux, (mais, c'est connait : en surcharge : d'abord se

connaît et se montre). :1 A1 suffisante ; le monde en est plein.

— Cf Montaigne, i, 54; 11, 12.

371. - A i52 (rayé) — B 32 — C 48 — BOS tome II, p. .S47 — FAU 1, 181 — HAV xxiv. 100 bis — MOL 11, 148.

— ' MOL et mouvement, car cela est vrai. » Mais. etc. Il me semble que cela

est vrai est une remarque faite par Pascal en son nom. 3 B (Quelle. — HAV et

MOL quelles.

— Cf Principia Philosophiae ni. De mundo aspectabili (FAU).

372. - - A i5i ~ B 148 — C 179 — POK x. 10 et [8 et 19 — BOS IL vin, 10 et 12 et i3 — FAU ir, 363 — HAV xv, 10 — MOL 1, 266,

^- ' A1 Jésus-Christ selon les Juifs,

dispenser d'aimer Dieu, et nous donner des sacrements qui opèrent tout sans nous. Ni l'un ni l'autre n'est la religion chrétienne ni juive. Les vrais Juifs et les vrais chrétiens ont toujours attendu un Messie qui les ferait aimer Dieu, et, par cet amour, triompher de leurs ennemis.

373. [i] Objection! : « Visiblement l'Ecriture pleine de choses non dictées du Saint-Esprit. » - - Rép onse : Elles ne nuisent donc point à la foi.

[2] Obj ection : « Mais l'Eglise a décidé que tout est du Saint- Esprit. » — Rép[onse : Je réponds deux choses : l'une] *, que l'Eglise n'a jamais décidé cela: l'autre, que quand elle l'aurait décidé, cela se pourrait soutenir.

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