‹ Les Pensées de Pascal, disposées suivant l'ordre du cahier autographeChapitre 129 sur 299 · A la suite, sur la même feuille, A i63 (recto · texte numérisé non relu

A la suite, sur la même feuille, A i63 (recto

IIAV et MOL en font plusieurs pensées. Il me semble qu'il n'y en a qu'une. Voici comment je rétablirais la suite des idées : § / Le peuple aime le roi : les demi habiles l'appellent tyran . les habiles le respectent par une raison de derrière la télé. Moi aussi, j'aurai mes pensées de derrière la tète, mais les demi-habiles, (comme Mêré) ne comprenant pas, je dissimulerai mes idées, quand j'aurai à voyager arec lui (en Poitou). — % 2 Cette idée de derrière la tête, c'est qu'il faut respecter les puissances établies, non parce qu'elles sont réellement puissances, mais parce qu'elles sont établies par une convention nécessaire. Si ces puissances étaient réelles et non conventionnelles, elles accompliraient l'office qui leur est propre : les grands feraient des heureux, les riches distribueraient des dons, les puissants protégeraient. - % > Mais elles ne sont pas réelles, elles ne sont que « grimace » : les révoltes en sont la preuve : quand un simple soldat maltraite un premier président, ce dernier ne peut rien, car sa puissance n'est pas réelle. (MOL rapproche de ce passage une phrase de la Satyre Ménippée : Harangue du sieur des Rieux.)

31)2. A i63 — B 412 — C 38g — FAU 1, 234 — IIAV x w, 206 i| 1 . en

partie) et xxiv, 90 bis (§ 1. entier) : et xxv. 1 ig (J 2) : ei xxv. 22 (§ 3) — MOI. 1. 10g (| 1 ) ; et 1, 121 (| 2); et 1. 104 (| 3).

— ' FAU Roi-tyran. '-' A1 quand la grimace attaque. ; V quand un soldat.

393. A i63 — B 41 3 — C 38q — l'OR xxxi. 37 — BOS I. ix. 56 —

I \r 1, 253 - HAV vi, 53 - MOL ï, 123.

malignité; mais ce n'est pas contre les borgnes, ou les malheureux l, mais contre les heureux superbes : on se trompe autrement. Car la concupiscence est la source de tous nos mouvements, et l'humanité-, etc.. Il faut plaire à ceux qui ont les sentiments humains et tendres.

Celle des deux borgnes ne vaut rien, car 3 elle ne les console pas, et ne fait que donner une pointe à la gloire de l'auteur. Tout ce qui n'est que pour l'auteur ne vaut rien : « Ambitiosa recidet ornamenta. » Horace, Art. Poet., 447 .

Es-tu moins esclave, pour être aimé et flatté de ton maître? Tu as bien du bien, esclave : ton maître te flatte : il te battra tantôt.

Ce n'est pas une chose rare qu'il faille reprendre le monde de trop de docilité. C'est un vice naturel comme l'incrédulité, et aussi pernicieux : superstition.

Contre la fable d'Esdras. — II Machab., ri. — Josèphe. Antiquités,

11, 1 ] : Cyrus prit sujet de la prophétie d'Isaïe [xlv], de relâcher le peuple. Les Juifs avaient des possessions paisibles sous Cyrus en Babylone, donc ils pouvaient bien avoir la Loi.

Josèphe, en toute l'histoire d'Esdras, ne dit pas un mot de ce rétablissement. — IV Rois, xvn, 27.

— i FAU n'est pas contre les malheureux. - FAU humanité 11 faut.

3 FAU parce que.

— Cf Epigrammatum delectus. Port-Royal, i65g, lu'.. VI, p. 332 : « Lumine Acon dextro. capta est Leonilla sinistre — Et potis est forma vincere uterque deos. — Blande puer, lumen quod habes concède parenti, — sic tu cœcus Amor. sic erit illa Venus. — Cf aussi Martial, 11, 33. rv, 65. xn, 22 (HAV).

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