A 214 — B 249 — C 46.S — FAU 11. 322 — MOL n
— Cette pensée est expliquée par la précédente. Cf aussi 40g.
457. A 214 - B 84 — C 110 — POR v, b — BOS II. vi, 3 — FAU 11.
348 — HAV xiii. 6 — MOL 11, 5c>
MOL y soude la pensé 416.
— ' B2 rattache cette pensée à la pensée 416 par les mots : (de la raison) dans les choses de la foi. et rien de si contraire à la raison, en ce qui n'est pas de foi : ce sont deux excès également dangereux, etc.
458. - - A 214 — B 314 — C 406 — FAU 11, 402 — HAV xxv, 201 (g 2) — MOL 1. 171.
7 « Paucis opus est littcris ad bonam mehtem. » [Sen. Ep., xviii, 4.
8] « Si quando turpe non sit. tamen non est non turpe, quum id a multitudine laudetur. »
() Milii sic uslis est; tibi ut opus est facto, fac. » (Ter. Heaiton..
Si l'ancienne Eglise était dans l'erreur, l'Eglise est tombée. Quand elle y serait aujourd'hui, ce n'est pas de même : car elle a toujours la maxime supérieure de la tradition, de la main de l'ancienne Eglise; et ainsi, cette soumission et cette conformité à l'ancienne Eglise prévaut et corrige tout. Mais l'ancienne Eglise ne supposait pas l'Eglise future et ne la regardait pas, comme nous supposons et regardons l'ancienne.
Divertissement. — [1 ] On charge les hommes, dès l'enfance, du soin de leur honneur, de leur bien, de leurs amis, et encore du bien et de l'honneur de leurs amis. On les accable d'affaires '. de l'apprentissage des langues et d'exercices 2. et on leur fait entendre qu'ils ne sauraient être heureux sans que leur santé, leur honneur, leur fortune et celle de leurs amis soient en bon état, et qu'une seule chose qui manque les rendrait malheureux. Ainsi on leur donne des charges et des affaires qui les font tracasser dès la pointe du jour 3. — [2] « Voilà, direz-vous, une étrange manière de les rendre heureux! Que pourrait-on faire de mieux pour les rendre malheureux? » — Comment! ce qu'on pourrait faire? Il ne faudrait que leur ôter tous ces soins: car alors ' ils se verraient, ils penseraient à ce qu'ils sont, d'où ils 5 viennent, où ils vont; et ainsi on ne peut trop les occuper et les détourner : et c'est pourquoi après leur
— Ces numéros : Sénèque 558, 588, ne sont-ils pas des renvoi* à une page des Essais ?
459. A 214 — B 147 — C 178 — FAU r. 32i — IIAV Pro 3oi — MOL ii, ç)3.
MOL rattache cette pensée à 563.
460. A 217 -- B 59 — C 82 -- POR xxvi, 1 — BOS I, vu. 1 FAU 11, 3i - IIAV iv. 1 — MOL r, 56.
— ' A d'affaires, afin qu'ils soient tellement occupes à toutes ces pensées, qu'ils
ne songent pas '-' FAU des langues et des scier V du jour, et s'ils
ont quelque relâche ' A1 alors, la pensée de ■'■ A' d'où ils sont.
avoir tant préparc d'affaires, s'ils ont quelque temps de relâche, on leur conseille de l'employer à se divertir, à jouer, et à s'occuper toujours i; tout entiers.
3] Que 7 le cœur de l'homme est creux et plein d'ordure !
Perpétuité. - i~ Cette religion, qui consiste1 à croire que l'homme est déchu d'un état de gloire et de communication avec Dieu en un état de tristesse, de pénitence et d'éloignement de Dieu, mais qu'après cette vie nous serons rétablis par un Messie qui devait venir, a toujours été sur la terre. Toutes choses ont passé, et celle-là a subsisté pour laquelle sont toutes2 choses.
2 ' Les hommes, dans le premier âge du monde, ont été emportés dans toutes sortes de désordres, et il y avait cependant des saints comme Enoch, Lamech et d'autres, qui attendaient en patience le Christ promis dès le commencement du monde. Noé a vu la malice des hommes au plus haut degré ; et il a mérité 3 de sauver le monde en sa personne, par l'espérance du Messie '. dont il a été la ligure. 3 Abraham 5 était environné d'idolâtres, quand Dieu lui a fait connaître le mystère du Messie, qu'il a salué de loin Jean, vm, 56]. Au G temps d'Isaac et de Jacob, l'abomination était répandue sur toute la terre: mais ces saints vivaient en la foi; et Jacob, mourant et bénissant ses enfants, s'écrie par un transport qui lui fait interrompre son discours : « J'attends, ô mon Dieu, le Sauveur que vous avez promis : Salutare tuum expectabo, Domine » ^Cen., xlix, 18]. [4] Les Egyptiens étaient infectés et d'idolâtrie et de magie; le peuple de Dieu même était entraîné par leurs exemples. Mais cependant Moïse et d'autres croyaient 7 celui qu'ils ne voyaient pas, et l'adoraient en regardant aux dons éternels qu'il leur préparait \
[5] Les Grecs, et les Latins ensuite 9, ont fait régner les fausses
|; Toujours en surcharge. = 7 En marge.
— Cf Montaigne, i, 38.
461. - A 218 — B 145 — C 175 — POR 11, S — BOS II. iv. 5 — FAI/ 11, 199 — HAV xi, 5 bis — MOL 1, 3oi.
— 1 A1 qui consiste en l'adoration du Messie a toujours été sur la terre.
2 FAU toutes les choses. ! A1 mérité d'irriter le cœur de Dieu sur tout le genre
humain. 4 A1 du Messie, par laquelle il a vécu. 5 A1 Abraham, Isaac ont
8 V de loin. Jacob a vu tes abominations des Egyptiens. ; MOL voyaient.
8 A1 qu'il leur préparait depuis la Judée. :i FAU3 HAV, MOL les Grecs et les Latins
ensuite (sans virgule), c'est-à-dire, « ensuite, les Grecs et les Latins » : J'entends « les Grecs, et ensuite les Latins ». de là ma ponctuation.
io5 -
déités, les poètes ont fait cent t0 diverses théologies, les philosophes se sont sépares en mille sectes différentes; et cependant il y avait toujours au cœur de la Judée des hommes choisis qui prédisaient la venue de ce Messie, qui n'était connu que d'eux.
[6] Il est venu enfin en la consommation des temps : et depuis, on a vu naître tant de schismes et d'hérésies, tant renverser d'Etats, tant de changements en toutes choses, et cette Eglise, qui adore Celui qui a toujours été adoré, a subsisté u sans interruption ! Et ce qui est admirable, incomparable, et tout à fait divin, c'est12 que cette religion, qui a toujours duré, a toujours été combattue. 7 Mille fois elle a été à la veille d'une destruction universelle; et, toutes les fois qu'elle a été en cet état, Dieu l'a relevée par des coups extraordinaires de sa puissance. C'est ce qui est étonnant, et qu'elle s'est maintenue sans fléchir et plovcr sous la volonté des tyrans. Car il n'est pas étrange qu'un Etat subsiste, lorsque l'on fait quelquefois céder ses lois à la nécessité, mais que... 1 Voyez le rond dans Montaigne.)
1 bis] « S taie super vias et inlerrogale de semitis antiquis et a m bu la le in eis. » — Et dixerunt : « Non am-
bulabimus sed post
cogitationem nostram ibimus. » [Jér., vi, 16 et xviii, 12.] Ils ont dit aux peuples : « Veneç à nous l ; nous suivrons les opinions des nouveaux auteurs: la raison sera
[1] Toutes 2 les religions et les sectes du monde ont eu la raison naturelle pour guide. Les seuls chrétiens ont été astreints à prendre leurs règles hors d'eux-mêmes, et à s'informer de celles que Jésis-Christ a laissées aux anciens, pour être transmises aux fidèles :i. Cette contrainte lasse ces bons Pères. Ils veulent avoir, comme les autres peuples, la liberté de suivre leurs imaginations. C'est en vain que nous leur crions ', comme les prophètes disaient autrefois aux Juifs : « Allez au milieu de l'Eglise: informez-vous des lois que les anciens lui ont laissées, et suivez ces sentiers. » Ils ont répondu.
"' V mille. " A1 a subsiste seule et [exempte] d'interruption, de sorte que tous les états de toutes — A2 seule et sans interruption. '-' FAT divin, est que.
402. A 221 -- B 397 — C 373 — POR xxviu, 58 — BOS II, xvn, 5i
— FAI' 1, 26.S -- HAV xxiv. 41 — MOL u. 1 19. Le % / bis écrit au dessus du % i est rayé. C'est une première rédaction rejetée par Pascal.
— ' FAU nous : suivons les. - A1 Toutes les sectes du monde ont.
:1 A1 fidèles. Aussi les philosophes de tous pays ont (illisible). ' A1 crions :
Assurez-vous dans la loi. Allez au milieu (comme Juifs : en surcharge).
— IQ(1 —
notre guide : nous serons comme les Juifs : « Nous n'v marcherons pas:
comme les autres peu- mais nous suivrons les pensées de notre cœur » :
pies, qui suivent chacun et ils nous 5 ont dit : « Nous serons comme les
sa lumière naturelle, autres peuples», il Rois, vin, 20. ~'
Les ph ilosophes ont