‹ Les Pensées de Pascal, disposées suivant l'ordre du cahier autographeChapitre 154 sur 299 · A 229 — B 394 — C 365 - FAU 1. 186 — HAV xxv · texte numérisé non relu

A 229 — B 394 — C 365 - FAU 1. 186 — HAV xxv

MOL h, 125.

— Les uns sont trop sévères : ce sont sans doute les Jansénistes tel Pascal n'hésite pas à les blâmer pour montrer son impartialité, cf 4j5) . et les autres trop indulgents, ce sont les Jésuites.

Et de là. les uns concluent que ce qui est donc mal aux prêtres l'est aussi aux chrétiens; et les autres, que ce qui n'est pas mal aux chrétiens est permis aux prêtres.

« Non habemus regem nisi Cœsarem. » |Joh., xix. i5.J Donc, Jésus-Christ était le Messie, puisqu'ils n'avaient plus de roi qu'un étranger et qu'ils n'en voulaient point d'autre.

Contradiction x est une mauvaise marque de vérité - : plusieurs choses certaines sont contredites; plusieurs fausses passent sans contradiction. Ni la contradiction n'est marque de fausseté, ni l'incontradiction n'est marque de vérité.

Clarté, obscurité l. — Il y aurait trop d'obscurité, si la vérité n'avait pas des marques visibles. C'en est une admirable qu'elle se soit toujours conservée dans une Eglise et une assemblée2 visible. Il y aurait trop de clarté s'il n'y avait qu'un sentiment dans cette Eglise; mais pour reconnaître quel est le vrai, il n'y a qu'à voir quel est celui qui a toujours été :!. car il est certain que le vrai y a toujours été, et qu'aucun faux n'y a toujours été.

488. — A 229 — B 471 — C 204 — POR w. i3 — BOS II, XI, 5 — FAU 11, 202 — HAV win. 21 — MOL 1, 200.

■481). A 229 (une petite croix en tétei — B 82 — C 109 — POR XXXI,

i3 — BOS I, vi, 23 — FAU 1, 21 5 — HAV m, 17 — MOL 1. 3 2 2.

— ' A1 Contradiction : marque de vérité. - B- de fausseté.

■490. A 229 — B 39.S — C 367 — Manquait dans POR. a été insérée

plus tard au chapitre 11 — BOS II, iv, 7 -- FAI" ir, 201 note — HAV xi. 7 - MOL 1. 3 18.

FAU, HAV, MOI. disent a tort que cette pensée n'est pas dans A. HAV la rattache arbitrairement à 5 1 1 .

— ' FAU, HAVj MOL suppriment le litre. ? A1 et une assemblée d'hommes. FAU qui a toujours été, et qu'aucun taux n'y a toujours été.

491 . Pensée. — [i] Toute la dignité de l'homme consiste l en la pensée a). [2] La pensée est donc une chose admirable et incomparable par sa nature. Il fallait qu'elle eût d'étranges défauts pour être méprisable, mais elle en a de tels que rien n'est plus ridicule. Qu'elle est grande par sa nature! Qu'elle est basse par ses défauts!

[2] a) Mais 2 qu'est-ce que cette pensée ? Qu'elle est sotte !

492. Ecoulement. — C'est une chose horrible, de sentir s'écouler J tout ce qu'on possède.

Si * un animal faisait par esprit ce qu'il fait par instinct, et s'il parlait par esprit ce qu'il parle par instinct, pour la chasse, et pour avertir ses camarades que la proie est trouvée ou perdue, il parlerait bien aussi pour des choses où il a plus d'affection, comme, pour dire : « Rongez cette corde qui me blesse, et où je ne puis atteindre ».

Raison des effets. — Cela est admirable : on ne veut pas que j'honore un homme vêtu de brocatelle, et suivi de sept ou huit laquais!

491~492. Sur une même feuille, A 229 (recto).

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