L'Eglise a trois sortes d'ennemis : les juifs qui
n'ont jamais été de son corps; les hérétiques, qui s'en sont retirés: et les mauvais chrétiens, qui la déchirent au dedans l.
[2] Ces trois sortes de différents - adversaires la combattent d'ordinaire diversement. Mais ici ils la combattent d'une même sorte. Comme ils sont tous sans miracles, et que l'Eglise a toujours eu contre eux des miracles, ils ont tous eu le même intérêt à les éluder, et se sont tous servis de cette défaite : qu'il ne faut pas juger de la doctrine par les miracles, mais des miracles par la doctrine. 3 11 y avait deux partis entre ceux qui écoutaient Jésus-Christ : les uns qui suivaient Sa doctrine, pour 3 Ses miracles; les autres qui disaient... [Matth., xii, 24 . Il y avait deux partis au temps de Calvin... Il v a maintenant les Jésuites, etc..
[1] Les miracles discernent aux choses douteuses : entre les peuples, juif et païen, juif et chrétien ; catholique, hérétique; calomniés et i calom-
— ' HAV. MOL est aussi. == 2 HAV, MOL simulacres.
S20. A 463 — B 4.S4 — C 253 — ROS II, \vi, 0 — FAU 11, 216 -
HAV \x111. 3o — MOL 11, Ko.
— ' Une ligne rayée. - A1 sortes d'adversaires (de différents : en surcharge), — HAV, MOL sortes différentes d'adversaires. :l HAV par ses.
<S21. A 463 - B 467 — C 266 — POR xxvii. H — BOS II. xvi. 5, ci
g et 10 — FAU 11, 224 (§ 1); et 1. 287 (| 2-3) — HAV xxin. i3 1$ 1); et xxiii, 25 (| 2) — MOL 11. Si (I 1); et 11. 111 1% 2-3).
MOL ajoute a la fin, la pensée -41 qui n'y est pas rattachée dans A. — FAU, HAV, MOL en font deux pensées distinctes. Il n'y en a qu'une cependant car si Pascal l'eut démontrer que les miracles discernent entre calomniés et calomniateurs c'est pour prouver que le miracle de la Sainte-Epine venge les filles de Port-Royal des outrages de leurs persécuteurs.
— ' l'Ai. HAV calomniés, calomniateurs.
niateurs: entre les deux croix. Mais aux hérétiques, les miracles seraient inutiles : car l'Eglise, autorisée par les miracles qui ont préoccupé la créance, nous dit qu'ils n'ont pas la vraie foi. Il n'y a pas de doute qu'ils n'y sont pas, puisque les premiers miracles de l'Eglise excluent la toi des leurs. Il y a ainsi miracle contre miracle, et premiers et plus grands du côté de l'Eglise.
[2] Ces filles, étonnées de ce qu'on dit qu'elles sont dans la voie de perdition : que leurs confesseurs les mènent à Genève : qu'ils leur inspirent que JÉsi >s-Christ n'est point en l'Eucharistie, ni en la droite du Père : elles savent que tout cela est faux, elles s'offrent donc à Dieu en cet état : « Vide si via iniquitatis in me est » [Ps. cxxxviii, 24 . Qu'arrive-t-il là-dessus ? Ce lieu, qu'on dit être le temple du diable, Dieu en l'ait son temple. On dit qu'il en faut ôter les enfants : Dieu les y guérit. On dit que c'est l'arsenal de l'enfer : Dieu en fait le sanctuaire de ses grâces. Enfin on les menace de toutes les fureurs et de toutes les vengeances du ciel : et Dieu les comble de ses faveurs. Il faudrait avoir perdu le sens pour en conclure qu'elles sont donc 2 en la voie de perdition. 3 (On a 3 sans doute les mêmes marques que saint Athanase.i
La vraie religion enseigne nos devoirs, nos impuissances ' (orgueil et concupiscence), et les remèdes (humilité, mortification).
Après avoir entendu toute la nature de l'homme. — Il ' faut, pour faire - qu'une religion soit vraie, qu'elle ait connu notre nature. Elle
2 FAU sont dans la voie de. = :i Ecrit en marge au cra\-onJ supprimé par HAV.
822. A 465 — B 109 — C [34 — FAU n. 141 - HAV xxv. 87 — MOL 1, 279.
.MOL y joint arbitrairement la pensée 920 qui n'est que dans les copies, et la n'en est pas rapprochée.
— l A1 nos impuissances, et les remèdes (les parenthèses : en surcharge).
823. A 465 — B 1 09 — C 1 34 — POR il, 2 — BOS II. iv, 2 — FAL 11.
141 — HAV xi. 2 bis - MOL 1, 279.
— ' A1 Il en faut savoir (oh suivre (?)) la raison pour faire. — MOL lit
trouver la raison. -' FAU pour qu'une religion.
doit avoir connu la grandeur et la petitesse, et la raison de l'une et de l'autre. Qui 3 l'a connue, que la chrétienne ?
L'homme ne sait 1 à quel rang se mettre. Il est visiblement égaré et tombé de son vrai lieu sans le pouvoir retrouver. Il le cherche partout avec inquiétude et sans succès dans des ténèbres impénétrables.
Nulle autre religion n'a proposé de se haïr; nulle autre religion ne peut donc plaire à ceux qui se haïssent et qui cherchent l un être véritablement aimable. Et ceux-là, s'ils n'avaient jamais ouï parler de la religion d'un Dieu humilié, l'embrasseraient incontinent.
Il v a bien de la différence entre tenter et induire en erreur. Dieu tente, mais il n'induit pas en erreur. Tenter est procurer les occasions, qui n'imposant point de nécessité, si on n'aime pas Dieu, on fera une certaine chose. Induire en erreur est mettre l'homme dans la nécessité de conclure et suivre une fausseté l.
■: A1 connus notre nature. Qui l'a connue que la chrétienne ? (Elle doit avoir
autre : en surcharge).
S 12-4. 4Ô5 (une petite croix en tète) — B nj5 — C 6 — POU xxi. 4 —
BOS II, 1. 4 — FAI' 11. 87 — IIAV vin, 12 — MOL 1. 66.
— ' A1 sait où se mettre ni à quel rang.
825. A 465 — B 1 10 — C i36 - POR 11. 4 — BOS II, iv. | — FAU n, 142 — IIAV xi, 4 — MOL 1. 289.
— ' A1 et qui cherchent hors d'eux un être.
826. - A 465 — B 44.S — C 248 - POR xxviii. 7 et 3 - BOS II. \\i. 4 - FAU 11, 223 — HAY xxni, 10 — MOI. 11, 78.
— ' FAU donne après cette pensée, d'après les anciennes éditions : C'est ce que Dieu ne peut faire, et ce qu'il ferait néanmoins, s'il permettait que dans une question obscure, il se lit des miracles du côté de la fausseté. On doit conclure de là qu'il est impossible qu'un homme cachant sa mauvaise doctrine et n'en faisan! paraître qu'une bonne, et se disant conforme à Dieu et à l'Eglise, fasse des miracles pour couler insensiblement une doctrine fausse et subtile : cela ne se peui : et encore
i Ce n'est pas par ce qu'il y a d'obscur dans Mahomet, et qu'on peut faire passer pour un sens mystérieux, que je veux qu'on en juge, mais par ce qu'il y a de clair, par son paradis, et par le reste. C'est en cela qu'il est ridicule. Et c'est pourquoi il n'est pas juste de prendre ses obscurités pour des mystères, vu que ses clartés sont ridicules. [2 II n'en est pas de même de l'Ecriture. Je veux qu'il y ait des obscurités qui soient aussi bizarres que celles de Mahomet: mais il y a des clartés admirables, et des prophéties manifestes accomplies 1. La partie n'est donc pas égale. 11 ne faut pas confondre et égaler les choses qui ne se ressemblent que par l'obscurité, et non pas par la clarté, qui mérite qu'on révère les obscurités.
On a fondé ' et tiré de la concupiscence des règles admirables de police, de morale et de justice. Mais dans le fond, ce vilain fond de l'homme, ce « figmentum malum » [Ps. en, 14 , n'est que couvert: il n'est pas ôté.
« Rem viderunt, eausam non viderunt. »
« Dignior plagis, quam osculis, non time, quia amo. »
moins que Dieu qui connait les cœurs, fasse des miracles en faveur d'une personne de cette sorte. — MOL donne la première phrase 11, 79 et indique par erreur, qu'elle se troupe A 465. Ce développement n'a aucune authenticité : c'est une variante écrite par Port-Royal, du \ ig de la pensée 83 g.
827. - - A 465 (une petite croix en tète) — B 109 — C [35 — l'OK xvn, 4 — BOS II, xii, 9 — FAU 11. 335 — HAV xix, 9 — MOL 1. 1 Ko.
— ' FAU manifestes et accomplies.
(S28. - A 465 - B 108 - C i33 — BOS Suppl., ig — FAU 1. 2-5 - HAV xxiv, 81 — MOL 1. io5.
HAV supprime la première phrase.
— ' A1 On a fondé de la (et tiré : en surcharge). Il n'y a pas dans le texte figmentum malum, mais nostrum : quoniam ipse [Dominus] co^novit figmentum nostrum.