‹ Les Pensées de Pascal, disposées suivant l'ordre du cahier autographeChapitre 93 sur 299 · Œuvres extérieures. — [il II n'y a rien de si · texte numérisé non relu

Œuvres extérieures. — [il II n'y a rien de si

périlleux que ce qui plait à Dieu et aux hommes ; car les états qui plaisent à Dieu et aux hommes ont une chose qui plait à Dieu et une autre qui plait aux hommes; comme la grandeur de sainte Thérèse l : ce qui plait à Dieu est sa profonde humilité dans ses révélations; ce qui plait aux hommes sont ses lumières. Et ainsi, on se tue d'imiter ses discours, pensant imiter son état: et pas tant 2 d'aimer ce que Dieu aime et de se mettre en l'état que Dieu aime.

[2] Il vaut mieux ne pas jeûner et en être humilié, que de jeûner 3 et en être complaisant. (Pharisien, publicain [Luc, xvm, 9-14].)

!~3] Que me servirait de m'en souvenir, si cela peut également me

275"2//. Sur une même feuille (recto), A 107. La feuille sur

laquelle sont écrites ces pensées est partagée en deux colonnes. La colonne de gauche contient les pensées 2j5 (§ 2) et 276 (§ 1-2), la colonne de droite les pensées 276 (g 3), 277, 275 (§ /). — MOL a séparé 27.5 (% 2) du g /. Je crois qu'il les raul mieux réunir. Non seulement le sens parait le demander, mais encore l'examen du manuscrit y oblige : ces deux parties sont évidemment écrites au même moment, et de la même encre. Il me semble que Pascal a d'abord écrit 276, puis 277, puis le commencement de la pensée 275. et que. finissant la colonne de droite avec le premier alinéa de cette pensée, il a écrit le second sur la place laissée blanche en tête de la colonne de gauche.

275. - - A 107 — ROS Suppl.. .8 -- FAU 1, 234 - HAV xxiv, 79 - MOI. r. 45 (§ 1-2); et n. 1 52 (§ 3).

— ' FAU pour ses.

276. A 107 — FAU 1. 233 — HAV xxv, 127 — MOL n, 5o. FAU y rattache la pensée 277.

— ' FAU, MOL ponctuent Sainte Thérèse (point). - FAU. MOL et partant. :: FAU. HAV que jeûner.

nuire et me servir, et que tout dépend de la bénédiction de Dieu, qu'il ne donne qu'aux choses faites pour lui. et selon ses règles et dans ses voies, la manière en étant ainsi aussi importante que la chose, et peut être plus, puisque Dieu peut du mal tirer du bien, et que, sans Dieu, on tire le mal du bien ?

1277. [i « Ne te compare point aux autres, mais à Moi. Si

tu ne M'y trouves pas, dans ceux où tu te compares, tu te compares à un abominable: si tu M'y trouves, compare-t-y. Mais qu'y compareras-tu? sera-ce toi, ou Moi dans toi? si c'est toi, c'est un abominable; si c'est Moi, tu compares Moi à Moi. Or Je suis Dieu en tout. »

[2] « Je te parle et te conseille souvent, parce que ton conducteur ne te peut parler; car Je ne veux pas que tu manques de conducteur. Et peut-être Je le fais à ses prières, et ainsi il te conduit sans que tu le voies. Tu ne Me chercherais pas. si tu ne Me possédais : ne t'inquiète donc pas ».

278. Quand 1 dans un discours se trouvent des mots répétés, et qu'essayant de les corriger, on les trouve si propres qu'on gâterait le discours, il les faut laisser : c'en est la marque ; et c'est là la part de l'envie qui est aveugle et qui ne sait pas que cette répétition n'est pas faute en cet endroit, car il n'y a point de règle générale.

279. " On 1 aime la sûreté. On aime que le pape soit infaillible en la foi, et que les docteurs graves le soient dans les mœurs, afin d'avoir son assurance.

1277. A 107 — FAU 1, 233 — HAV xxv. 20g. 7 (§ i) ; et xxv, 209, T>

HAV sépare en deux pensées ces lignes, qui paraissent cependant bien faire partie

du même dialogue mystique de l'âme ou de Pascal avec Jésus-Christ.

278~28/. Sur un même morceau de papier, A iog-r 10 : 2j8. 27Q,

280, 2X1 au recto, 282, 283, 284, 285, 286, 287 sur deux colonnes au verso.

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