PERFECTION DE LA PENSÉE
Nulle plante plus que la pensée ne se prête à satisfaire les caprices du goût de F amateur. Formes et coloris se modifient de cent façons, et sous leurs divers aspects touchent souvent à la perfection.
Tout en faisant justice des règles étroites qui rejettent de nombreuses sortes de pensées de la collection choisie du cultivateur, le bon goût des amateurs a admis que, pour être réputée belle, une pensée doit réunir les conditions suivantes :
La plante, dans son ensemble, doit être courte et trapue ; les nœuds très-rapprochés, les rameaux aussi forts que possible ; le pédoncule ferme et de longueur suffisante pour que la fleur se détache au-dessus des feuilles.
La fleur elle-même doit, comme forme, se rapprocher d’un rond. Sa surface ne saurait être ni crispée ni ondulée, sauf sur les bords où une légère ondulation est acceptable.
Trois nuances tranchées doivent diviser son coloris : J es