‹ Les penseurs de l'Islam (volume 2)Chapitre 176 sur 192 · V, encore sur la littérature des proverbes le pre · texte numérisé non relu

V, encore sur la littérature des proverbes le pre

Deux recueils d'apologues fort célèbres ont été répandus chez les Arabes : les fables de Loqmân et le Kalîlah et Dimnah ou fables de Bidpaï.

Les fables de Loqman ne sont autres que celles d'Esope. Elles ont été placées sous le nom d'un vieux sage connu à l'époque de Mahomet et mentionné dans le Coran. Loqmân y donne à son fils le conseil de n'adorer que le Dieu unique (Coran, XXXI, 11-12). Les commentateurs varient beaucoup sur ce personnage : les uns disent qu'il était charpentier ; d'autres, tailleur ; d'autres, cordonnier ou pâtre. On en fait aussi un esclave noir, et l'on raconte encore qu'il vécut le temps de la vie de sept faucons, ce qui ferait, paraît-il, cinq cent soixante ans. Quelques-uns même le font vivre mille ans. D'une façon générale, on lui appliqua les traditions ou légendes qui avaient cours sur Esope.

Quant à la date de la version arabe de ces fables, elle est assez tardive : c'est seulement dans la seconde moitié du septième siècle de l'hégire qu'une édition syriaque des fables d'Esope fut traduite en Arabe. Cette recension

mier fascicule de la Bibliographie des Oui>rages arabes ou relatifs aux Arabes, de Victor Chauvin, Liège, 1892.

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