LA VIOLETTE
4 Mme B. T, : :
Dans les prés verts où le ruisseau : Passe et murmure, Tu mires au cristal de l’eau Ta tête pure ; Petite fleur qu’un souffle suit, — Si parfumée, — Par toi la brise de la nuit* Est embaumée,
Lorsque l'étoile, à l'horizon,
Pâle s'allume,
Sur ta corolle son rayon Blanc se parfume ;
Quand tu fuis les regards de tous, Humble et discrète,
Ton doux parfum, & Violette, Monte vers nous.
Le premier souffle du printemps Te fait éclore,
£t l'hiver qui blanchit nos champs Te voit encore ;
Dans la mansarde, 6 douce fleur, À la souffrance
Tu portes l’agréable odeur Et l'espérance.
Quand nos larmes tombent sur toi, Triste rosée,
Tu consoles dans son émoi L'âme brisée ;
Lorsque ton calice fermé Devient tout pâle,
Ton dernier souffle qui s’exhale Est parfumé.
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