AU PATINOIR
À Joseph Marmette.
Sur la surface bleue et lisse, Rapide comme l'éclair, glisse L'’essaim brillant des patineurs ; On dirait une étrange chasse De joyeux fantômes, qui passe
A la anita da gag vananre
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Longtemps ses courbes gracieuses Se succèdent, silencieuses, Comme dans un mouvant décor ; Puis la tourbillon vole et passe, Et le profond miroir de glace Semble vibrer sous son essor.
Puis le large ruban se coupe,
De çà de là se forme un groupe Qui, plus loin, se rompt-à son tou Pour commencer ls course folle Où chacun s’entre-croise et vole Avec un bruissement sourd.
La vitesse augmente, la fièvre Monte, l'œil s'allume” la lèvre S'ouvre, l'éclat joyeux des voix S'étend sous la voûte sonore, Ainsi qu'au lever de l'aurore L'appel des oiseaux sous les:bois.
Parfois, un patineur novice Entraîné par son élan, glisse Et tombe; alors, on voit, souvent, Dans une commune disgrâce, Ceux qui suivaient la même trace Tomber sur l'obstacle mouvant.
Ces chutes sont peu dangereuses ; —J'’en ai vu de plus séricuses, ve Dans le monde non-patineur ; — On porte, ici, la tête haute
En se relevant de sa faute,
Car tout est sauf, même l'honneur.
ou
Mais voici que les bruits s’apaisent, Les voix, qui s’élevaient, se taisent Dans un accord mystérieux ;
C'est que, tout au haut de la glace, L'orchestre jette, de sa place,
ia Ses préludes harmonieux.
)is.
7 Universites”