CONSOLATION
(Traduction de M. A. Pinsonnault.)
Why weep for the rose that in death is adorning 1 The tresses of youth with its freshness and bloom ? Li) Why weep for the soul that to heaven has wended
Its way pure and lovely, still young for the tomb ?
The fairest of crowns should have roses amongst them, The sweetest of perfumes are meant for above ;
And God would have near him the souls of the purest, They only are worthy of Heaven and of love.
Yes, God who hath given us souls, and hath ordered The roses to blossom and bloom upon earth,
Hath said that the rose in its beauty be gathered, And giveth the soul a more beautiful birth.
In the silence of night, as we watched by the bedside, A bright angel whisper’d, ‘ ? Tis time, come away! ” At dawn, when we looked for the rose, it had withered ; The soul had gone home to a ne’er fading day.
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Vous me voyez encore, au seuil de votre porte,
Distraire le plaisir que ce beau jour apporte, Avec la triste vérité.
Pauvre membre souffrant de la nature humaine,
J'ai senti, jeune encor, l’aignillon de la poine
Que Dieu jeta sur nous dans sa sévérité,
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Et, qui n’a pas souffert dans ce monde éphémère, Qui n’a pas eu sa part de douleur, de misère,
De noirs horizons dans son ciel ?
Qui n’à laissé son sang aux ronces de la route, Et qui n’a pas senti distiller goutte à goutte Dans son cœur ulcéré l’acre saveur du fiel ?
Comme le Christ sanglant sous sa croix douloureuse, Chaque homme doit souffrir. L’heure la plus heureuse N'est point quand on ne souffre pas ;
Mais c'est lorsque l’on sait accepter sa souffrance,
La bénir et l'aimer, pour que, dans sa clémence, Dieu nous compte là-haut tous nos pleurs d'ici bas.
O grands! que le bonheur entre ses mains caresse, Vous tous qui souriez; votre sourire blesse
Et n’a que des dehors menteurs.
Dans vos riches palais que la slendeur décore,
Vous riez une nuit, et, lorsque vient l’aurore, On pourrait voir déjà vos yeux rougis de pleurs.
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Sous le fard éclatant qui masque ta figure,
Sous tes habits dorés dont la riche imposture Recouvre souvent des haillons ;
Fils du siècle, arrachant cette splendeur suprême,
On pourrait retrouver, sur ta figure blême,
Par les larmes creusés, deux livides sillons !
Quand tu passes sur nous, dans ta morgue arrogante, Imprimant de ton pied une marque outrageante
Aux fronts que ton or fait courber ; Dieu tient pourtant sa main terrible sur ta tête ; Demain, tu descendras, peut-être, de ce faîte, Pour venir-dans la tourbe à nos côtés ramper.
De ces sommets brillants d'où descend ton sourire,
Et d'où, triomphateur, tu crois pouvoir nous dire : ‘ Ayez à jamais le dessous ! ”
Prends garde ! La douleur autour de toi moissonne,
Nous ne monterons pas jusqu’au haut de ton trône,
Peut-être, mais tu peux tomber jusques à nous |
Crois-tu donc, insensé, que ton âme sauvage Devra goûter toujours cet enivrant breuvage Que l’on te verse en ce haut lieu ?
Non, tu verras ton cœur souffrir dans chaque fibre
Et le malheur viendra rétablir l'équilibre :
Il n’est rien d’éternel que la douleur et Dieu !
Et pourtant le bonheur existe dans le monde,
On trouve des heureux ; et la douleur profonde Ici n’est pas seule à régner.
Le bonheur est pour ceux que misère ou richesse
Conserve vertueux, et qui, sans folle ivresse,
Savent jouir de l’or et surtout le donner.
Voulez-vous être heureux ? Que votre main dispense Chaque jour son trop plein à la triste indigence Qui vient gémir à votre toit.
Donnez en même temps une bonne parole, Et que de votre main la généreuse obole
S'écoule sans blesser la main qui la reçoit,
Donner, pour que le Ciel bénisse votre vie, Et que, par vos bienfaits sa justice fléchie
Un jour ne ge souvienne plus.
fibre re Donnez, pour que vers Dieu, votre nom, de la terre, Par cent bouches porté, monte dans leur prière, à Exhalant le parfum de vos belles vertus.
>; d onde Donnez; et quand la mort viendra, froide et muette, { hesse Frapper ce dernier coup qui, sans merci, nous jette je, Tout tremblants dans l'éternité :
Pour vous elle sera moins dure et moins cruelle ; Vous vous endormirez doucement sous son aile, Comme un ange de Dieu vers son ciel emporté.
à dispense
ence