PETITS ENFANTS
A N. Aubin.
Petits enfants, vous ignorez Combien, plus tard, la vie est.sombre, Et comme, souvent, vous verrez Votre. soleil tacheté d'ombre!
…” re
ns
D es
rs 52:
M fi j
—212 — Dans votre grand œil ingénu, Tout se peint en couleurs brillantes,
Et vous croyez que l'inconnu N'a que des choses enivrantes.
Enfants, la douleur sur vos fronts Passé sans y laisser de trace ; Vous secouez vos cheveux blonds, Vous souriez, et tout s'efface.
Hélas! votre plus grand chagrin, Savez-vous, n'est rien près des nôtres ; Car, si vous tombez, une main
Se tend aussitôt vers les vôtres.
Quand la douleur descend sur nous, Quant notre âme sombre et se noie, Il nous faut sourire avec vous
Pour ne pas troubler votre joie,
Vous pleurez souvent sans douleur, | Et nous, que le chagrin dévore, à Nous souffrons sans verser un pleur : | E Enfants, c’est plus cruel encore!
Où vous appelle le plaisir,
Vous courez, partout, sans entraves ; Quand vous croyez nous obéir,
C’est nous qui sommes vos esclaves,
T1 faut sous la loi nous plier,
rar, Car c'est la volonté divine :
À vous les roses du sentier, À nous les ronces et l'épine. - 8, Petits, lorsque vous serez grands, e, Songez bien à toutes ces choses ;
Alors, nos cheveux seront blancs, Les bosquets n'auront plus de rosvs.
Chers petits enfants, vous saurez Combien la vie est triste et sombre:
À votre tour, veus veillerez
Pour nous réchauffer dans notre ombre
éme mcrcet
RE ed Le Mere
see