NUIT D'ÉTÉ
Voici la nuit; tout est silence, Autour de nous l'ombre s'avance ;
La vague expire sans effort,
Et sur son nid l'oiseau s'endort,
O douce nuit, calme et sereine, Quand sur mon front ta tiède haleine Comme un parfum passe, rêveur, Vers l'infini je sens battre mon cœur,
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A l'horizon, la lune blanche,
Solitaire, vers nous se penche,
Et son rayon mystérieux
Luit sur l’immensité des cieux,
Astre divin, quand la nature
Partout fait taire son murmure,
Ton disque blanc veille sans bruit,
Comme un flambeau, dans l'ombre de la nuit,
Voici la nuit; tout est silence, Autour de nous l’ombre s'avance ; La vague expire sans effort
Et sur son nid l'oiseau s'endort,
ÈS
Ce
la nuit, MI RAMMENTO
À Mile S. P,
Je me rappelle une charmante enfant, Dans sa robe blanche drapée, Laissant flotter ses longs cheveux au vent, Et jouant même à la poupée.
Je me souviens encôr de ses grands yeux À la soyeuse frange noire, Fixant sur moi leur regard curieux, Quand je racontais une histoire,
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Ps 4 EE 34 —
Souvent, le soir, quand tardif je partais, Je voyais ses paupières closes ;
Et, doucement, tout songeur, je mettais Un baiser sur ses lèvres roses,
Elle a grandi; je n'ai plus, maintenant, Le droit de trop vous parler d’elle ; La jeune fille a remplacé l'enfant, On l'appelle: ‘“ Mademoiselle.”
Elle saît bien, pourtant, que, datis mon cœur, Malgré le froid des ans qi pässe, Son'souvenir n la même fraîcheur Et garde la meilleure place.