CET LS
Les arbros ont perdu leur verdure brillante, On ne voit plus de fleurs dans le jardin désert ;
Les nids abandonnés n'ont plus de voix qui chante, La nature frissonne au soufle de l'hiver.
J'ai, sur un guéridon, tout près de ma fenêtre, Un petit rosier blanc entr'ouvert à demi, Pauvre fleur solitaire, en qui je vois ronaître Dans un lointain vermeil, le printemps endormi.
Ainsi, quand vient pour nous l’automne de la vie, Une seule vertu suffit pour l'embellir
Et prêter son parfum à l’âme endolorie,
En attendant l’avril qui ne doit pas finir.
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