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rien de commun avec son homonyme et contemporain, l'évêqued'Hellénopolis en Bithynie. Il connaissait bien les institutions monastiques des divers pays, notamment de l'Egypte et de la Palestine, pour les avoir vues de ses propres yeux dans ses lointains voyages ; on a lieu de croire qu'il utilisa aussi un recueil antérieur, aujourd'hui perdu, de biographies d'ascètes égyptiens. Du reste, son but est bien moins d'écrire une histoire que de glorifier et de recommander la vie monastique et de glisser çà et là un mot en faveur de l'origénisme. Son ouvrage fut beaucoup lu, surtout dans les couvents et, par suite de nombreux remaniements, il nous est arrivé dans des rédactions très diverses.
Comme appendices à Y Histoire Lausiaque, Migne la fait suivre de deux écrits ascétiques d'origine inconnue: les Apophthegmata Patrum (1), recueil de maximes certainement postérieur au Concile de Chalcédoine (451), et Y Histoire des moines d'Egypte ou le Paradis (2), qui n'est que Y Histoire Lausiague remaniée et abrégée.
On doit accorder une place distinguée entre les écrivains ascétiques de cette époque à saint Nil, qui avait renoncé à tous les honneurs de la cour de Byzance, pour se retirer avec son fils Théodule chez les moines du Mont Sinaï. Il mourut dans cette solitude vers 430. Les écrits qui portent son nom (3) se divisent, à négliger quelques fragments, en traités, recueils de sentences et lettres. Les traités principaux ont pour sujets, les uns, les vertus capitales de la vie chrétienne et les péchés opposés : Peristeria seu tractatus de virtutibus excolendis et vitiis fugiendis, De oratione, De octo spiritibus malitix, De vitiis quœ opposita sunt virtutibus, De diversis malignis cogitationibus, Sermo in effalum illud, Luc. xxn, 36, les autres, la vie mo-