Biblioth. cod
Sur Apollinaire, V.Otto, /. c, p. 479-495, etHarnack, Op. c, i, 243-24:.. D'après Vœlter, le Uzpl àXïjOEÉa; ou du moins le premier livre de c*i écrit ne serait autre que la Cohorlatio ad Gentiles du Pseudo-Justin.Cf supra, g 16, z.
§ 22. — Les Hérésimaques ou Polémistes catholiques.
La lutte de l'Eglise contre le paganisme et le judaïsme produisit la littérature apologétique. Dès le temps des Apôtres, l'Eglise eut affaire à un autre ennemi, qui, sans rejeter le christianisme tout entier, menaçait la pureté et Tintégrité de la foi apostolique ; une grande partie de la littérature ecclésiastique du n e siècle est consacrée à combattre l'hérésie, dans ses deux formes alors dominantes du gnosticisme et du montanisme. Le montanisme s'annonce lui-même comme la « prophétie nouvelle », comme le degré supérieur de la Révélation : par Montan, Prisca (Priscilla) et Maximilla, le Paraclet promet de plus riches dons, exigeant aussi une vie plus parfaite. Le gnosticisme renverse plus complètement l'édifice de la foi, puisque, parmi toutes les contradictions de ses nombreux systèmes, il part invariablement de conceptions dualistes, qui l'obligent à rejeter le dogme de la création.
De la littérature montaniste proprement dite il ne reste que d'insignifiants débris ; la source capitale pour la connaissance de ce parti se trouve dans les écrits de Tertullien de la période montaniste. Le gnosticisme, qui eut une bien plus large diffusion, a laissé aussi plus de traces litteraires; néanmoins les fragments du commentaire d'Hé* racléon sur l'Evangile de saint Jean forment seuls à peu près la moitié de cette littérature.
^32. LES IIÉRÉS1MAQUES OU POLÉMISTES CATHOLIQUES 197
Les écrits polémiques des représentants de l'Eglise, eomme on a déjà eu occasion de le dire, ont aussi en majeure partie péri. On vit se lever contre les Montanistes un anonyme (1), Apollonius (2), Miltiade (3), Apollinaire (4); contre les Gnostiques, surtout contre Marcion, saint Justin (5), Rhodon (6), saint Théophile d'Antioche (7). Les « cinq livres d'Hégésippe partagèrent le sort de ces écrits. Des nombreux ouvrages dirigés contre les hérésies gnostiques, le premier qui soit conservé, est Y Advenus Hœreses de saint Irénée. On ne peut mettre à peu près sur le même rang, dans le domaine de la langue grecque, que les Philosophumena de saint Hippolyte.
Les fragments des écrits gnostiques sont réunis dans l'édition de saint
Irénée par Massuet, Paris, 1710, p. 349*376 : Migne, P. G., vu, 1263-
1322, et dans Hilgenfeld, Hist. des hérésies dans le christ, primitif d'après
les documents, Leipz. 1884, passim. Darnack a pu reconstituer d'après le
De paradiso de saint Ambroise sept nouveaux passages des Syllogismes
d'Apelles, dans les Textes et recherches, t. VI, 3, Leipz. 1890, p. 111-120.
— A. E. Brookea donné un texte sûr des fragments d'Héracléon, The
fragments of Hêracleon, Cambridge, 189l,in-8*. — Le Pis tu Sophia, édité
en langue copte, sous le nom de Valenlin, par Schwartze et Petermann,
Berl. 1851, in -8°, semble un produit de l'Egypte de la seconde moitié du
iu e siècle. Ce texte copte avec d'autres écrits gnostiques en la même
langue a élé réédité récemment par E. Amélineau, Paris, 4891, et,
d'après le Codex Brucianus, par C. Schmidt, Leipz. 4892, in-8°. Sur le
Pistis Sophia, v. Harnack, Textes et Recherches, vu, 2, Leipz. 1891, p. 1-