INTRODUCTION
Les perforations intestinales paratyphiques comportent un pronostic très sévère. Elles peuvent cependant guérir par la mise en œuvre d’un traitement chirurgical adéquat.
Leurs symptômes sont d'interprétation délicate et rendent leur diagnostic très difficile.
Une observation récente publiée à la Société de Chirurgie de Paris par M. le docteur Reinhold, le 6 janvier 1932 et que son auteur nous a permis d’utiliser, ce dont nous le remercions très vivement, nous incite à apporter à ce sujet notre modeste contribution.
HISTORIQUE a
2=— 1896 représente la date où furent isolées dans le cadre nosologique les fièvres paratyphoïdes.
— En 1913 est publié le premier cas de perforation.
— Ainsi, pendant 17 ans, on méconnaît cette complication, si bien que les traités classiques donnent comme un des caractères fondamentaux des fièvres paratyphoïdes l’absence de la perforation.
En effet, la paratyphoïde était, au siècle dernier, confondue avec la fièvre typhoïde.
En 1896, Ch. Achard et R. Bensaude isolent un germe voisin, mais différent du bacille d’Eberth.
Ils le découvrent chez deux malades : dans le pus de l’abcès sterno-claviculaire de l’un et dans l’urine purulente de l’autre.
lis appelèrent ces germes bacilles paratyrhiques et paratyphoïdes les infections dont ils étaient la cause.
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Leur découverte est contestée l’année suivante par Widal et Nobécourt. Ces auteurs pensent qu’il ne s’agit que de paracolibacilles. À
Cependant, en 1900, Schottmuller isole, sur 88 cas de fièvres typhoïdes, des bacilles voisins du bacille d’Eberth ; il les appelle également paratyphiques.
Puis viennent les confirmations de Gwyn et de Cushing, de Coleman et deBuxton.
Brion et Kayser caractérisent deux races de bacilles paratyphiques qu’ils dénomment A et B.
Lemaire d'Alger, en caractérise un autre, le paratyphique C. |
Enfin, les études de Netter, de Ribadeau-Dumas, de Sacquepée ajoutent des précisions à cette affection.
La perforation intestinale est ignorée jusqu’en 1913. A cette date Chevrier signale un cas de perforation au cours d’une Paratyphoïde B.
Grenier, ultérieurement, mais au cours de la même année, publie dans le Progrès Médical un cas de fièvre paratyphoïde B avec perforation intestinale mortelle.
Depuis cette date, d’autres cas sont publiés : 3 cas par Cornil, 2 par Papin, un par Ferrari, un par Pop.
Pendant la guerre, on observe de nombreux cas de
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fièvres paratyphoïdes mais très peu de perforattons au cours de celles-ci. |
Merklen et Frottain observent 3 cas de perforations sur 356 Para A et 90 Para B.
De même, Bourges n’observe que deux perforations sur 55 fièvres paratyphoïdes.
En accord avec les précédentes sont les statistiques de Rimbaud (un cas sur 192), dé Grenet et Fortineau (1 sur 76 Para A et 1 sur 12 Para B), de Carles enfin.
.. L'étude de ces différentes statistiques montre la rareté relative de cette complication. On observe au cours des Paratyphoïdes environ 1 % de cas de perforations, tandis que les statistiques classiques donnent environ 3 % dans-la fièvre typhoïde. Certaines statistiques donnent davantage : jusqu’à 8 % (Kryloff).
Un autre point sur lequel il nous paraît important d’insister est la fréquence plus grande de la perforation dans les paratyphoïdes B ; d’ailleurs la grande majorité des observations de perforations paratyphiques publiées comporte des Paratyphoïdes B.