V. Péricystites d’origine non urinaire
Obs. 37 {CULVER et BAKER).
Péricystite de cause méconnue, mais consécutive à une grippe.
= Homme de 38 ans, entre à l’hôpital de Cook Country en rétention complète aiguë remontant à 20 heures.
Cette rétention succède à une période de quelques jours pendant laquelle le malade s'est plaint d'un état grippal, avec phénomènes pulmonaires accompagnés de troubles de la miction (pollakiurie douloureuse) et de vives douleurs périnéales. Blennorragie remontant à 8 ans.
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A l'examen: Glôbe vésical de dimension semblant correspondre à la durée de la rétention.
Température : 37°,2. Pouls : 88.
On sonde facilement le malade (n° 18) et on ramène environ 700 cm° d'urine clair, mais la tuméfaction suspubienne ne s’est pas affaissée.
Le lendemain, nouveau sondage donnant 500 cm° d'urine. La tuméfaction sus-pubienne ne diminue pas; elle remonte jusqu’au tiers supérieur de la ligne ombilico-pubienne. Au toucher rectal, la prostate est petite et ferme et on a également de ce côté l’impression que la vessie est encore pleine.
C’est la présence dans les deux fosses ischio-rectales, surtout la gauche, d’une masse fluctuante douloureuse qui fait penser à une suppuration périvésicale.
Intervention immédiate : Incision sus-pubienne avec issue d’un flot de pus mélangé à des gaz fétides. La cavité purulente entoure complètement la base de la vessie et communique avec les fosses ischio-rectales à travers. le diaphragme pelvien.
Drainage par le périnée des deux fosses ischio-rectales par un drain remontant à travers le releveur de chaque côté de la base de la vessie. Drainage suspubien. Cystostomie pour mettre la vessie au repos.
Guérison en cinq semaines.
L'examen plus complet du malade au point de vue urinaire ne montre qu'un peu de vésiculite, et, pour légitimer cette suppuration périvésicale, on se demande s'il ne s’agit pas d’une localisation à distance de Fnec tion ÉUPRIORAS du début.
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L'examen et la culture du pus montrent du coli et du staphylocoque.
Obs. 38 (CULVER et BAKER).
Abcès rélro-vésical d’origine méconnue.
Un malade entre à l'hôpital pour phénomènes de cystite : pollakiurie diurne et norturne, mictions pénibles, sensation de plénitude pelvienne et ténesme rectal. Température 38. Urines claires. Prostate hypertrophiée. Les douleurs pelviennes s’accentuant on fait une cystostomie. ,
La cystostomie ne soulage pas le malade, alors on pense qu'on pourrait peut être faire un toucher rectal et on trouve en arrière de la vessie une collection qui paraît entièrement indépendante de la prostate.
Agrandissement de l’orifice de cystostomie et exploration de la cavité vésicale que l’on finit par crever au niveau de la base. Flot de pus. L’abcès occupe bien la face postérieure de la vessie descendant en bas jusqu’à la prostate. Le reste du tissu péri-vésical paraît intact. Drainage de la cavité par deux drains longeant chacun un côté de la vessie et aboutissant à la plaie sus-pubienne. Guérison avec séquelles de cystite.
Les auteurs ne trouvent aucune cause à cet abcès.
L'examen du pus montre du staphylocoque à l’état pur.
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