ŒUVRES DE NICOLAS PERRAULT
La Morale des Jésuites extraite fidèlement de leurs livres imprimés avec la permission et l'approbation des supérieurs
de leur Compagnie, par un docteur de Sorbonne. Mons, 1667. (Œuvre posthume.)
Des manuscrits de Nicolas Perrault (traité de la Résidence des évêques, traité de la Blanqgue, etc.), sont conservés à la Bibliothèque nationale, fonds français n°° 23467, 24718: 25202,
L'Enéide burlesque.— Le manuscrit d’après lequel Paul Bonnefon a publié cette traduction du sixième livre de l’Enéide (Revue d'histoire littéraire; janvier-mars 1901) est de la main de Charles Perrault ; mais, comme il a été dit, tous les frères Perrault collaborèrent à ce petit ouvrage. C’est un poème de famille, comme le premier chant des Murs de Troye, mentionné dans la bibliographie de Claude Perrault.
Courses de têtes et de bagues faites par le Roi et par les Princes et Seigneurs de la Cour en 1662. Paris, 1660, in-folio.
Recueil de divers ouvrages en prose et en vers, dédié à S. À. Mgr le prince de Condé. Paris, Jean Guignard, 1675, in-4° ; 2° édition : J.-B. Coignard, 1676, in-12. — Ce recueil contenait, à peu de chose près, les mêmes pièces que le magnifique manuscrit enluminé offert par Perrault à la Bibliothèque du Roi. La plupart de ces poésies et de ces opuscules avaient paru séparément en librairie les années précédentes. Nous jugeons inutile d'énumérer les premières éditions. Nous nous contentons de donner la table du Recueil imprimé de 1675: Lettre à Monsieur Bontemps; Lettre à M. l'abbé d'Aubignac; Dialogue de l'Amour et de l'Amitie ; Le Miroir ou la Métamorphose d'Orante; La Chambre de justice de l'Amour; Discours sur l'acquisition de Dunkerque; Le Parnasse poussé à bout; Lettre à M. Conrart; Traduction d'une épitre du Chancelier de l'Hospital au Cardinal de Lorraine sur le sacre de François IT et sur la manière dont il doit gouverner son royaume; Portrait d'Iris ; Billet à Mademoiselle XXX en lui envoyant le portrait de sa voix ; Portrait de la voix d’Iris ; Ode sur la paix; Ode sur le mariage du Roi; Ode au Roï sur la naissance de Monseigneur le Dauphin ; Eleégie; La Peinture ; L'Amour Godenot ; Les Neuf muses ; Sur la prise de Marsal, sonnet; Sur une belle
voix, madrigal ; Remerciement à Messieurs de l’Académie française ; Compliment de l'Académie française, fait à Madame la Chancelière en quittant l'Hôtel Séguier où elle s'assemblait pour aller tenir ses séances au Louvre; Compliment de l’Académie française fait au roi à son retour de la campagne d'Hollande ; Le Labyrinthe de Versailles ; Critique de l'Opéra ou Examen de la tragédie intitulée Alceste ou le Triomphe d’'Alcide; Réponse à un poème de M. Quinault. — Les trois dernières pièces (/e Labyrinthe, la Critique d’'AIceste et la Réponse à M. Quinault) ne figurent pas dans le manuscrit de Versailles aujourd’hui conservé au Musée Condé, à Chantilly. En revanche le manuscrit renferme deux petits poèmes qui manquent dans le recueil imprimé : le Faux Galand et la Vraïte coquette, et une Ode sur l'attentat commis à Rome en la personne de l'ambassadeur de France; le texte en a été reproduit par Bonnefon dans la Revue d'Histoire littéraire (juillet-septembre 1904).
Le Banquet des Dieux pour la naissance de Monseigneur le duc de Bourgogne. Paris, J.-B. Coignard, 1682, in-4°.
Saint Paulin, évêque de Nole, avec une épître chrétienne sur la Pénitence et une Ode aux nouveaux convertis. Paris, J.-B. Coignard, 1686, in-8°.
Parallèle des Anciens et des Modernes en cé qui regarde les Arts et les Sciences. Paris, J.-B. Coignard, 4 volumes 1688-1607, in-12. — Le poème du Srècle de Louïs le Grand et l’épître à Fontenelle, Ze Génie, sont imprimés à la suite du tome I du Parallèle.
La Création du monde. Poème. Paris, J.-B. Coignard, 1692, in-12. C’est le premier chant du poème qui sera publié en 1607 sous le titre : Adam ou la création de l'homme, sa chute et la réparation.
Les Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle, avec leurs portraits en naïure. Paris, 1696-1700, 2 vol. in-folio. Le même ouvrage parut en 1701 sans gravures, 2 vol. in-12.
La marquise de Salusses ou la patience de Griselidis, nouvelle (sans nom d'auteur). Paris, J.-B. Coignard, 1697, in-12.
Griselidis, nouvelle, avec le conte de Peau d’'Ane et celui des Souhaïts ridicules. Paris, J.-B. Coignard, 1694, in-r2.
Histoires ou Contes du temps passé avec des moralités. Paris, Claude Barbin, 16097, in-12. C’est la première édition
des Contes en prose de Charles Perrault. Nous ne ferons pas le dénombrement de toutes celles qui ont paru depuis deux siècles. La dernière en date (Paris, Aveline, 1923) a le mérite de reproduire l'édition originale de 1697.
Traduction des Fables de Faërne. Paris, J.-B. Coignard, 1609, in-16.
Un grand nombre d’opuscules, en prose et en vers, de Charles Perrault sont disséminés dans divers recueils. Nous citerons seulement ceux qui peuvent lui être attribués en toute certitude.
Dans le Recueil des pièces de poésies « qui ont été lues à l’Académie française en différentes occasions et qui n’ont été imprimées dans aucun recueil », on trouvera : une Ode à Monseigneur le Dauphin sur la prise de Philisbourg (1689) ; une Epître à M. le président Rose (1691); une Ode au Roi (1693) ; une Ode à l’Académie française sur les plaisirs de la vie de campagne à Rosières (1693) ; une épître à de M. de Rosières sur la Chasse (1693) ; le Dialogue d'Hector et d'Andromaque tiré du sixième livre de l’Iliade (1603) ; La Gloire mal entendue (1696) ; et, dans le Recueil des discours de l'Académie, les réponses de Perrault à M. de Caumartin (16095) et à M. de Sacy (1701), lors de leur réception.
Sous le titre d'Œuvres posthumes, un éditeur de Cologne, (1729) a réédité les pièces de Perrault qui composaient le recueil de 1675, maïs il y a joint : le Remerciement de Perrault à l’Académie ; une lettre à M. D*** touchant la preface de son ode sur la prise de Namur ; une lettre à M. P'* ou l'ode de M. D‘ est comparée avec l’ode que M. Chapelain fit autrefois pour le cardinal de Richelieu ; enfin l’Apologie des femmes, réponse de Perrault à la dixième satire de Boileau.
Dans le Recueil de pièces curieuses et nouveiles tant en prose qu'en vers que publiait à La Haye le libraire-contrefacteur Moëtjens, on trouvera le Triomphe de Sairte Geneviève (t. IT, 2e partie) et l’Zdylle à M. de la Quintinie (t. II, 5° partie) avec un grand nombre d’autres ouvrages de Perrault, que nous avons déjà cités.
Si nous indiquons ici ces recueils, c'est pour simplifier les recherches du lecteur, car la plupart des éditions originales de ces opuscules sont devenues très rares.